Lors des négociations américaines du jeudi 8 janvier, le secteur des métaux précieux a connu des mouvements fortement à la baisse. L’argent a subi des pertes particulièrement marquées, entraîné par la prise de bénéfices par des opérateurs spéculatifs à court terme et la clôture de positions longues affaiblies. Ce scénario a généré une dynamique baissière sur les graphiques de l’argent, alimentant la panique parmi ceux qui continuaient à parier à la hausse sur les deux métaux.
Les contrats à terme sur l’argent avec échéance mars ont connu des variations importantes, négociés à 73,83 dollars l’once, en contraction de 3,783 dollars. Parallèlement, les contrats à terme sur l’or avec livraison en février ont été cotés à 4431,7 dollars l’once, en baisse de 30,8 dollars par rapport aux séances précédentes.
La durabilité des mouvements haussiers : le rôle des nouvelles positives
Un principe consolidé sur les marchés financiers stipule qu’un cycle haussier mature nécessite un flux ininterrompu de catalyseurs positifs pour se maintenir. Actuellement, les métaux précieux semblent manquer de tels soutiens fondamentaux, compliquant la perspective pour les investisseurs qui misaient sur une appréciation supplémentaire. Cette situation s’ajoute aux pressions techniques issues des configurations graphiques défavorables.
Le rééquilibrage des indices des matières premières : un événement déterminant
Les opérateurs de marché se préparent au processus annuel de rééquilibrage des indices des matières premières, un événement susceptible de générer des flux de vente de proportions importantes dans les prochains jours. Citigroup estime que le rééquilibrage pourrait entraîner la cession d’environ 6,8 milliards de dollars de contrats sur l’argent, accompagnée de sorties comparables du marché de l’or. La cause de cette pression de vente réside dans l’augmentation considérable de la pondération attribuée aux métaux précieux dans les indices de référence des matières premières.
Analyse technique de l’argent et perspectives à court terme
Du point de vue de l’analyse technique de l’argent, le contrat de mars suscite de sérieuses inquiétudes. Le mouvement hebdomadaire a tracé sur les graphiques quotidiens une configuration de double sommet inversé, suggérant une vulnérabilité à la baisse dans les développements à venir. Les opérateurs haussiers ont fixé comme prochain objectif une clôture au-dessus de 82,67 dollars l’once, le record historique du contrat. À l’inverse, les ours visent à forcer le prix en dessous de 69,225 dollars l’once, le minimum de la semaine dernière.
Les résistances techniques importantes se situent à 75,00 et 76,00 dollars l’once, tandis que les supports clés sont localisés à 74,00 et 72,50 dollars l’once. Pour les contrats à terme sur l’or de février, la prochaine cible haussière est représentée par une rupture au-dessus du record historique de 4584,00 dollars l’once, tandis que l’objectif baissier des ours reste la rupture en dessous de 4284,30 dollars l’once. Les résistances immédiates sont à 4475,20 et 4500,00 dollars l’once, avec des supports à 4400,00 et 4354,60 dollars l’once.
Le marché du travail aux États-Unis : signaux contrastés
Les données sur le chômage offrent un contexte complexe. Selon la société de conseil Challenger, Gray & Christmas, les licenciements aux États-Unis en décembre ont atteint leur niveau le plus bas depuis juillet 2024, avec 35 553 suppressions d’emplois annoncées contre 71 321 en novembre, soit une baisse de 8 % en glissement annuel. Cependant, le chiffre annuel pour 2025 raconte une histoire différente : les employeurs ont annoncé au total 1 206 374 licenciements, une hausse de 58 % par rapport à 2024 et le niveau le plus élevé depuis 2020. Le secteur public a mené cette tendance avec 308 167 suppressions concentrées principalement au niveau fédéral, tandis que dans le secteur privé, le secteur technologique a enregistré 154 445 licenciements, le plus grand nombre parmi tous les secteurs.
Questions réglementaires et politiques commerciales
La Cour suprême des États-Unis pourrait prochainement se prononcer sur la constitutionnalité des droits de douane imposés par l’administration Trump. La question centrale concerne si le président peut invoquer l’International Emergency Economic Powers Act de 1977, une loi d’urgence jamais utilisée auparavant à cette fin, pour justifier des droits de douane « réciproques » à grande échelle et des mesures tarifaires spécifiques sur la Chine, le Canada et le Mexique. Les tribunaux inférieurs ont déjà statué que cette habilitation normative dépassait les limites de l’autorité présidentielle. Une décision déclarant ces droits de douane illégaux pourrait entraîner l’abrogation de la majorité des tarifs imposés lors du second mandat de Trump et obliger le gouvernement à rembourser des dizaines de milliards de dollars.
Cependant, le gouvernement dispose de voies alternatives pour poursuivre sa politique tarifaire. La Constitution confère au Congrès le pouvoir d’imposer des droits de douane, mais les législateurs ont délégué des portions importantes de ce pouvoir à l’exécutif via diverses lois. Ces lois alternatives offrent à Trump au moins cinq options différentes pour appliquer des tarifs, bien qu’elles comportent généralement des contraintes procédurales plus strictes et des exigences plus rigoureuses, limitant la capacité d’impositions immédiates et arbitraires.
L’expansion des dépenses de défense
Le président Trump a annoncé son intention d’augmenter le budget annuel de la défense des États-Unis de 500 milliards de dollars, le portant à 1,5 trillion de dollars au total. Il a simultanément signé un décret exécutif obligeant les principaux contractants de la défense à suspendre les rachats d’actions et les distributions de dividendes, tout en imposant une limite maximale de rémunération des dirigeants à 5 millions de dollars par an jusqu’à ce que ces entreprises augmentent significativement leurs investissements dans la construction d’installations et la recherche et développement. Cette politique a entraîné des baisses des cotations de sociétés telles que Raytheon Technologies, Northrop Grumman, Lockheed Martin et General Dynamics.
La stratégie américaine sur le pétrole vénézuélien : implications de marché
L’administration Trump a esquissé une stratégie visant à acquérir le contrôle de jusqu’à 50 millions de barils de pétrole vénézuélien, une initiative qui représenterait l’un des changements d’offre les plus importants de ces dernières années. Le président a présenté cette politique via les réseaux sociaux mardi soir, tandis que le secrétaire à l’Énergie Chris Wright a fourni des précisions mercredi. Cette stratégie prévoit la participation directe du gouvernement fédéral sur le marché pétrolier international et pourrait rétablir les flux de pétrole vénézuélien vers les raffineries américaines, interrompus depuis des années par des sanctions commerciales.
Les traders de pétrole et les raffineurs américains réajustent déjà rapidement leurs stratégies pour sécuriser des approvisionnements en pétrole vénézuélien. Le retour de ce pétrole aux acheteurs américains pourrait constituer l’un des réajustements énergétiques mondiaux les plus importants de ces dernières décennies. L’annonce a déjà provoqué un effondrement des prix du pétrole canadien et exercé une pression sur les contrats à terme du pétrole de référence. Le Venezuela possède les plus grandes réserves pétrolières mondiales, mais des décennies de sous-financement, d’embargos commerciaux et d’isolement économique ont réduit la production à environ un million de barils par jour. Bien que les principaux groupes pétroliers américains prévoient des rencontres à la Maison Blanche dans les prochains jours, les analystes de Bloomberg notent que sans garanties politiques et légales explicites, de nombreuses sociétés de forage pourraient rester en position d’attente avant de revenir ou d’entrer sur le marché vénézuélien.
Contexte de marché : indicateurs clés et perspectives
L’indice du dollar a connu une légère appréciation lors de la séance d’aujourd’hui. Les prix du pétrole ont montré une dynamique à la hausse, cotés autour de 57,00 dollars le baril. Le rendement des obligations du Trésor américain à 10 ans s’établit à 4,16 %.
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Métaux précieux en baisse : l'or et l'argent sous pression lors du trading de jeudi
L’effet de rebond du marché de l’argent
Lors des négociations américaines du jeudi 8 janvier, le secteur des métaux précieux a connu des mouvements fortement à la baisse. L’argent a subi des pertes particulièrement marquées, entraîné par la prise de bénéfices par des opérateurs spéculatifs à court terme et la clôture de positions longues affaiblies. Ce scénario a généré une dynamique baissière sur les graphiques de l’argent, alimentant la panique parmi ceux qui continuaient à parier à la hausse sur les deux métaux.
Les contrats à terme sur l’argent avec échéance mars ont connu des variations importantes, négociés à 73,83 dollars l’once, en contraction de 3,783 dollars. Parallèlement, les contrats à terme sur l’or avec livraison en février ont été cotés à 4431,7 dollars l’once, en baisse de 30,8 dollars par rapport aux séances précédentes.
La durabilité des mouvements haussiers : le rôle des nouvelles positives
Un principe consolidé sur les marchés financiers stipule qu’un cycle haussier mature nécessite un flux ininterrompu de catalyseurs positifs pour se maintenir. Actuellement, les métaux précieux semblent manquer de tels soutiens fondamentaux, compliquant la perspective pour les investisseurs qui misaient sur une appréciation supplémentaire. Cette situation s’ajoute aux pressions techniques issues des configurations graphiques défavorables.
Le rééquilibrage des indices des matières premières : un événement déterminant
Les opérateurs de marché se préparent au processus annuel de rééquilibrage des indices des matières premières, un événement susceptible de générer des flux de vente de proportions importantes dans les prochains jours. Citigroup estime que le rééquilibrage pourrait entraîner la cession d’environ 6,8 milliards de dollars de contrats sur l’argent, accompagnée de sorties comparables du marché de l’or. La cause de cette pression de vente réside dans l’augmentation considérable de la pondération attribuée aux métaux précieux dans les indices de référence des matières premières.
Analyse technique de l’argent et perspectives à court terme
Du point de vue de l’analyse technique de l’argent, le contrat de mars suscite de sérieuses inquiétudes. Le mouvement hebdomadaire a tracé sur les graphiques quotidiens une configuration de double sommet inversé, suggérant une vulnérabilité à la baisse dans les développements à venir. Les opérateurs haussiers ont fixé comme prochain objectif une clôture au-dessus de 82,67 dollars l’once, le record historique du contrat. À l’inverse, les ours visent à forcer le prix en dessous de 69,225 dollars l’once, le minimum de la semaine dernière.
Les résistances techniques importantes se situent à 75,00 et 76,00 dollars l’once, tandis que les supports clés sont localisés à 74,00 et 72,50 dollars l’once. Pour les contrats à terme sur l’or de février, la prochaine cible haussière est représentée par une rupture au-dessus du record historique de 4584,00 dollars l’once, tandis que l’objectif baissier des ours reste la rupture en dessous de 4284,30 dollars l’once. Les résistances immédiates sont à 4475,20 et 4500,00 dollars l’once, avec des supports à 4400,00 et 4354,60 dollars l’once.
Le marché du travail aux États-Unis : signaux contrastés
Les données sur le chômage offrent un contexte complexe. Selon la société de conseil Challenger, Gray & Christmas, les licenciements aux États-Unis en décembre ont atteint leur niveau le plus bas depuis juillet 2024, avec 35 553 suppressions d’emplois annoncées contre 71 321 en novembre, soit une baisse de 8 % en glissement annuel. Cependant, le chiffre annuel pour 2025 raconte une histoire différente : les employeurs ont annoncé au total 1 206 374 licenciements, une hausse de 58 % par rapport à 2024 et le niveau le plus élevé depuis 2020. Le secteur public a mené cette tendance avec 308 167 suppressions concentrées principalement au niveau fédéral, tandis que dans le secteur privé, le secteur technologique a enregistré 154 445 licenciements, le plus grand nombre parmi tous les secteurs.
Questions réglementaires et politiques commerciales
La Cour suprême des États-Unis pourrait prochainement se prononcer sur la constitutionnalité des droits de douane imposés par l’administration Trump. La question centrale concerne si le président peut invoquer l’International Emergency Economic Powers Act de 1977, une loi d’urgence jamais utilisée auparavant à cette fin, pour justifier des droits de douane « réciproques » à grande échelle et des mesures tarifaires spécifiques sur la Chine, le Canada et le Mexique. Les tribunaux inférieurs ont déjà statué que cette habilitation normative dépassait les limites de l’autorité présidentielle. Une décision déclarant ces droits de douane illégaux pourrait entraîner l’abrogation de la majorité des tarifs imposés lors du second mandat de Trump et obliger le gouvernement à rembourser des dizaines de milliards de dollars.
Cependant, le gouvernement dispose de voies alternatives pour poursuivre sa politique tarifaire. La Constitution confère au Congrès le pouvoir d’imposer des droits de douane, mais les législateurs ont délégué des portions importantes de ce pouvoir à l’exécutif via diverses lois. Ces lois alternatives offrent à Trump au moins cinq options différentes pour appliquer des tarifs, bien qu’elles comportent généralement des contraintes procédurales plus strictes et des exigences plus rigoureuses, limitant la capacité d’impositions immédiates et arbitraires.
L’expansion des dépenses de défense
Le président Trump a annoncé son intention d’augmenter le budget annuel de la défense des États-Unis de 500 milliards de dollars, le portant à 1,5 trillion de dollars au total. Il a simultanément signé un décret exécutif obligeant les principaux contractants de la défense à suspendre les rachats d’actions et les distributions de dividendes, tout en imposant une limite maximale de rémunération des dirigeants à 5 millions de dollars par an jusqu’à ce que ces entreprises augmentent significativement leurs investissements dans la construction d’installations et la recherche et développement. Cette politique a entraîné des baisses des cotations de sociétés telles que Raytheon Technologies, Northrop Grumman, Lockheed Martin et General Dynamics.
La stratégie américaine sur le pétrole vénézuélien : implications de marché
L’administration Trump a esquissé une stratégie visant à acquérir le contrôle de jusqu’à 50 millions de barils de pétrole vénézuélien, une initiative qui représenterait l’un des changements d’offre les plus importants de ces dernières années. Le président a présenté cette politique via les réseaux sociaux mardi soir, tandis que le secrétaire à l’Énergie Chris Wright a fourni des précisions mercredi. Cette stratégie prévoit la participation directe du gouvernement fédéral sur le marché pétrolier international et pourrait rétablir les flux de pétrole vénézuélien vers les raffineries américaines, interrompus depuis des années par des sanctions commerciales.
Les traders de pétrole et les raffineurs américains réajustent déjà rapidement leurs stratégies pour sécuriser des approvisionnements en pétrole vénézuélien. Le retour de ce pétrole aux acheteurs américains pourrait constituer l’un des réajustements énergétiques mondiaux les plus importants de ces dernières décennies. L’annonce a déjà provoqué un effondrement des prix du pétrole canadien et exercé une pression sur les contrats à terme du pétrole de référence. Le Venezuela possède les plus grandes réserves pétrolières mondiales, mais des décennies de sous-financement, d’embargos commerciaux et d’isolement économique ont réduit la production à environ un million de barils par jour. Bien que les principaux groupes pétroliers américains prévoient des rencontres à la Maison Blanche dans les prochains jours, les analystes de Bloomberg notent que sans garanties politiques et légales explicites, de nombreuses sociétés de forage pourraient rester en position d’attente avant de revenir ou d’entrer sur le marché vénézuélien.
Contexte de marché : indicateurs clés et perspectives
L’indice du dollar a connu une légère appréciation lors de la séance d’aujourd’hui. Les prix du pétrole ont montré une dynamique à la hausse, cotés autour de 57,00 dollars le baril. Le rendement des obligations du Trésor américain à 10 ans s’établit à 4,16 %.