## Valutes en Tumulte : Le Dollar Américain Prend son Envol tandis que les Banques Centrales Signalent des Faiblesses
Le dollar américain maintient son élan aujourd'hui, avec l'indice DXY00 qui gagne 0,27 %, porté par la hausse des rendements des Treasuries et par les signaux d'une Fed divisée entre la solidité économique attendue et la pression déflationniste. En attendant, les opérateurs du marché surveillent attentivement les mouvements des autorités monétaires mondiales, avec des implications importantes pour les dynamiques de change internationales et les flux de capitaux.
### Pressions à la hausse et freins à la baisse pour le billet vert
Plusieurs facteurs contribuent simultanément à soutenir le dollar. Le président de la Fed de Richmond, Tom Barkin, a réaffirmé que les réductions d'impôts et la déréglementation stimuleront la croissance économique au cours de l'année, fournissant un ancrage à la confiance dans les actifs libellés en dollars. De plus, les tensions géopolitiques au Venezuela—suite à l'arrestation du président Maduro et à l'intervention temporaire des États-Unis—ont amplifié l'appétit pour le dollar comme valeur refuge traditionnelle.
Cependant, les positions haussières se sont affaiblies au cours de la séance. Le PMI services de décembre de S&P a été révisé à la baisse à 52,5 contre 52,9, indiquant un élan économique moins vigoureux. Plus significatif encore, le commentaire accommodant du gouverneur de la Fed, Stephen Miran, qui a décrit la posture monétaire actuelle comme « clairement restrictive » et prévoit plus de 100 points de base de réductions d’ici 2026. Cela a fait redescendre le dollar de ses sommets de la journée.
### Les perspectives de la Fed pèsent sur les devises
Les opérateurs du marché n’attribuent qu’à 16 % de probabilité une réduction de 25 points de base lors de la prochaine réunion du FOMC du 27-28 janvier. Cependant, l’horizon plus large semble chargé de pressions : le marché anticipe environ 50 points de base de baisse en 2026, tandis que d’autres banques centrales évolueront dans des directions opposées. La Banque du Japon devrait augmenter ses taux de 25 points de base, et la BCE semble destinée à maintenir le cap. La perspective que Donald Trump nomme un président de la Fed orienté vers des politiques expansionnistes—avec Kevin Hassett comme candidat favori—ajoute encore du poids à la pression à la baisse sur le dollar.
L’expansion de la liquidité de la Fed contribue également : 40 milliards de dollars d’achats mensuels de T-bills depuis le mois précédent maintiennent le système financier bien alimenté, réduisant l’attrait relatif du rendement offert par le greenback.
### EUR/USD et USD/JPY : Deux histoires de faiblesse structurelle
L’euro chute de 0,24 %, restant néanmoins au-dessus des minima touchés lundi de la semaine dernière. Le PMI composite de la zone euro, révisé à la baisse à 51,5, et les données d’inflation allemandes plus faibles que prévu—avec l’IPC harmonisé n’augmentant que de 0,2 % mensuel et de 2,0 % annuel—suggèrent une orientation clairement accommodante de la BCE. Les swaps de marché n’anticipent qu’à 1 % la probabilité d’une hausse de la BCE le 5 février prochain.
Le yen se défend mieux, avec l’USD/JPY qui ne gagne que 0,13 %. Le yen bénéficie du rendement des JGB à 10 ans, qui atteint son plus haut en 27 ans à 2,139 %, améliorant les différentiels d’intérêt. Cependant, les perspectives fiscales japonaises restent un frein : le gouvernement prévoit un budget record de 122,3 trillions de yens—soit environ 780 milliards de dollars, un chiffre significatif qui reflète aussi la valeur seuil de 100 milliards de yens en euros d’investissements stratégiques—destiné à renforcer les dépenses de défense. Les marchés excluent toute hausse de la BOJ lors de la réunion du 23 janvier.
### Métaux précieux en feu pour la géopolitique et la politique monétaire
L’or COMEX de février bat un record d’une semaine, avec une hausse de 39,60 dollars (0,89%), tandis que l’argent COMEX de mars s’envole de 3,448 dollars (4,50%). Les métaux précieux tirent leur vigueur de la fuite vers la sécurité déclenchée par les tensions vénézuéliennes et par le signal d’une Fed qui cède face à la hâte de normaliser les taux. L’argent bénéficie également d’un rallye robuste du cuivre qui a atteint des records historiques.
L’appétit des investisseurs reste vif : les positions ETF sur l’or ont atteint leur maximum en 3,25 ans mardi dernier, tandis que celles sur l’argent ont atteint leur maximum en 3,5 ans le 23 décembre. Les banques centrales restent des acheteurs convaincus, la PBOC chinoise ayant augmenté ses réserves d’or pour le treizième mois consécutif en novembre, tandis que le World Gold Council enregistre une croissance de 28 % des achats mondiaux d’or par les banques centrales au troisième trimestre.
Les incertitudes géopolitiques mondiales—des droits de douane américains aux tensions en Ukraine, au Moyen-Orient et au Venezuela—continuent de fournir du carburant à la demande de réserves de valeur, assurant que les métaux précieux et les devises refuges conservent leur attrait dans le contexte macroéconomique actuel.
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## Valutes en Tumulte : Le Dollar Américain Prend son Envol tandis que les Banques Centrales Signalent des Faiblesses
Le dollar américain maintient son élan aujourd'hui, avec l'indice DXY00 qui gagne 0,27 %, porté par la hausse des rendements des Treasuries et par les signaux d'une Fed divisée entre la solidité économique attendue et la pression déflationniste. En attendant, les opérateurs du marché surveillent attentivement les mouvements des autorités monétaires mondiales, avec des implications importantes pour les dynamiques de change internationales et les flux de capitaux.
### Pressions à la hausse et freins à la baisse pour le billet vert
Plusieurs facteurs contribuent simultanément à soutenir le dollar. Le président de la Fed de Richmond, Tom Barkin, a réaffirmé que les réductions d'impôts et la déréglementation stimuleront la croissance économique au cours de l'année, fournissant un ancrage à la confiance dans les actifs libellés en dollars. De plus, les tensions géopolitiques au Venezuela—suite à l'arrestation du président Maduro et à l'intervention temporaire des États-Unis—ont amplifié l'appétit pour le dollar comme valeur refuge traditionnelle.
Cependant, les positions haussières se sont affaiblies au cours de la séance. Le PMI services de décembre de S&P a été révisé à la baisse à 52,5 contre 52,9, indiquant un élan économique moins vigoureux. Plus significatif encore, le commentaire accommodant du gouverneur de la Fed, Stephen Miran, qui a décrit la posture monétaire actuelle comme « clairement restrictive » et prévoit plus de 100 points de base de réductions d’ici 2026. Cela a fait redescendre le dollar de ses sommets de la journée.
### Les perspectives de la Fed pèsent sur les devises
Les opérateurs du marché n’attribuent qu’à 16 % de probabilité une réduction de 25 points de base lors de la prochaine réunion du FOMC du 27-28 janvier. Cependant, l’horizon plus large semble chargé de pressions : le marché anticipe environ 50 points de base de baisse en 2026, tandis que d’autres banques centrales évolueront dans des directions opposées. La Banque du Japon devrait augmenter ses taux de 25 points de base, et la BCE semble destinée à maintenir le cap. La perspective que Donald Trump nomme un président de la Fed orienté vers des politiques expansionnistes—avec Kevin Hassett comme candidat favori—ajoute encore du poids à la pression à la baisse sur le dollar.
L’expansion de la liquidité de la Fed contribue également : 40 milliards de dollars d’achats mensuels de T-bills depuis le mois précédent maintiennent le système financier bien alimenté, réduisant l’attrait relatif du rendement offert par le greenback.
### EUR/USD et USD/JPY : Deux histoires de faiblesse structurelle
L’euro chute de 0,24 %, restant néanmoins au-dessus des minima touchés lundi de la semaine dernière. Le PMI composite de la zone euro, révisé à la baisse à 51,5, et les données d’inflation allemandes plus faibles que prévu—avec l’IPC harmonisé n’augmentant que de 0,2 % mensuel et de 2,0 % annuel—suggèrent une orientation clairement accommodante de la BCE. Les swaps de marché n’anticipent qu’à 1 % la probabilité d’une hausse de la BCE le 5 février prochain.
Le yen se défend mieux, avec l’USD/JPY qui ne gagne que 0,13 %. Le yen bénéficie du rendement des JGB à 10 ans, qui atteint son plus haut en 27 ans à 2,139 %, améliorant les différentiels d’intérêt. Cependant, les perspectives fiscales japonaises restent un frein : le gouvernement prévoit un budget record de 122,3 trillions de yens—soit environ 780 milliards de dollars, un chiffre significatif qui reflète aussi la valeur seuil de 100 milliards de yens en euros d’investissements stratégiques—destiné à renforcer les dépenses de défense. Les marchés excluent toute hausse de la BOJ lors de la réunion du 23 janvier.
### Métaux précieux en feu pour la géopolitique et la politique monétaire
L’or COMEX de février bat un record d’une semaine, avec une hausse de 39,60 dollars (0,89%), tandis que l’argent COMEX de mars s’envole de 3,448 dollars (4,50%). Les métaux précieux tirent leur vigueur de la fuite vers la sécurité déclenchée par les tensions vénézuéliennes et par le signal d’une Fed qui cède face à la hâte de normaliser les taux. L’argent bénéficie également d’un rallye robuste du cuivre qui a atteint des records historiques.
L’appétit des investisseurs reste vif : les positions ETF sur l’or ont atteint leur maximum en 3,25 ans mardi dernier, tandis que celles sur l’argent ont atteint leur maximum en 3,5 ans le 23 décembre. Les banques centrales restent des acheteurs convaincus, la PBOC chinoise ayant augmenté ses réserves d’or pour le treizième mois consécutif en novembre, tandis que le World Gold Council enregistre une croissance de 28 % des achats mondiaux d’or par les banques centrales au troisième trimestre.
Les incertitudes géopolitiques mondiales—des droits de douane américains aux tensions en Ukraine, au Moyen-Orient et au Venezuela—continuent de fournir du carburant à la demande de réserves de valeur, assurant que les métaux précieux et les devises refuges conservent leur attrait dans le contexte macroéconomique actuel.