## La trilemme est terminé, mais le choix idéologique d'Ethereum ne fait que commencer
Le co-fondateur d'Ethereum, Vitalik Buterin, a récemment publié sur la plateforme X, annonçant une avancée attendue depuis longtemps dans le secteur : une solution technique au trilemme de la scalabilité est désormais une réalité. Cependant, derrière sa déclaration se cache une problématique plus profonde — une fois les obstacles techniques levés, qu’est-ce qui le pousse réellement à céder la place pour définir l’avenir d’Ethereum ?
Selon l’analyse de Buterin, le dilemme qui a tourmenté les développeurs de blockchain depuis plus de dix ans a été brisé. Au cœur de ce dilemme se trouve le fait : un réseau décentralisé ne peut théoriquement réaliser simultanément que deux des trois qualités suivantes : décentralisation, sécurité et scalabilité. Bitcoin, en 2009, a instauré un consensus décentralisé, mais au prix d’un débit limité. BitTorrent, en 2000, disposait d’une large bande passante et d’une forte décentralisation, mais manquait de mécanismes de consensus. Et en 2025, Ethereum, en intégrant la collecte de données PeerDAS et la machine virtuelle ZK-EVM basée sur la preuve à divulgation zéro, a permis pour la première fois une véritable union de ces trois qualités.
## Calendrier clé des avancées techniques
Ce changement ne s’est pas produit du jour au lendemain, mais résulte d’un processus progressif s’étalant sur plusieurs années. Selon la feuille de route décrite par Buterin :
**Étape clé 2026** : le réseau atteindra une augmentation significative du plafond de gas sans dépendre de ZK-EVM, grâce à des ajustements techniques tels que BALs et ePBS. Plus important encore, les utilisateurs pourront pour la première fois faire fonctionner des nœuds ZK-EVM, marquant l’entrée officielle de cette technologie dans une adoption à grande échelle.
**Période de transition 2026-2028** : la révision des prix du gas et l’ajustement de la structure de l’état du réseau seront déployés progressivement. La charge utile des transactions sera intégrée dans la solution de stockage de données "blobs", garantissant que l’augmentation du plafond de gas n’affecte pas la sécurité du réseau de manière excessive.
**Phase de transformation 2027-2030** : Buterin prévoit une augmentation encore plus radicale du plafond de gas, avec la ZK-EVM devenant la principale méthode de validation des blocs du réseau. Cela signifierait une transition du mode de validation basé sur la recalcul répétitif vers un système de preuve à divulgation zéro vérifié, apportant une amélioration fondamentale de l’efficacité.
## La véritable épreuve de l’idéologie
Au-delà des progrès techniques, Buterin insiste sur un défi plus essentiel. La mission d’Ethereum ne se limite pas à résoudre des problèmes d’ingénierie, mais consiste à devenir une "force de rébellion" contre l’internet centralisé basé sur l’abonnement.
Il a introduit le "walkaway test" — une référence clé pour mesurer l’utilité réelle d’un réseau. Le système peut-il continuer à fonctionner sans dépendre de qui que ce soit pour sa maintenance ? Après la disparition des développeurs, les utilisateurs peuvent-ils toujours utiliser le système ? Cette décentralisation doit s’appliquer simultanément au protocole blockchain lui-même, au logiciel des nœuds et aux applications en couche supérieure.
Le risque actuel est que de nombreuses applications construites sur Ethereum, bien qu’utilisant des protocoles décentralisés, dépendent encore de services et d’infrastructures centralisées. Buterin met en garde : c’est précisément cette faiblesse que la nouvelle génération de technologies doit éliminer.
## Vision à long terme : "Construction de blocs distribués"
En regardant plus loin, Buterin décrit ce qu’il appelle le "Saint-Graal" de l’écosystème — la "construction de blocs distribués". L’objectif est de réaliser un futur où un bloc de transaction complet ne sera "jamais constitué en un seul endroit". Bien que cette forme extrême de décentralisation ne soit pas strictement nécessaire à court terme, Buterin estime qu’elle vaut la peine d’être poursuivie.
Cela peut être réalisé par des méthodes internes au protocole (comme le mécanisme d’extension FOCL) ou par des approches externes (comme un marché de constructeurs distribués). La valeur réside dans la réduction du risque d’intervention centralisée dans les transactions en temps réel, tout en créant un "environnement géographique plus équitable", garantissant que l’accès au réseau reste juste, où que se trouve l’utilisateur.
## Le moment du choix
La déclaration la plus récente de Buterin est essentiellement un rapport sur les progrès techniques, mais aussi une déclaration de principes. La solution technique au trilemme est désormais en ligne, éliminant les excuses techniques autrefois utilisées pour justifier la centralisation. La question qui reste est purement stratégique — la communauté utilisera-t-elle cette puissance pour construire un "ordinateur mondial" capable de passer le walkaway test, ou poursuivra-t-elle la prochaine vague de spéculation alimentée par le cycle de marché ?
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## La trilemme est terminé, mais le choix idéologique d'Ethereum ne fait que commencer
Le co-fondateur d'Ethereum, Vitalik Buterin, a récemment publié sur la plateforme X, annonçant une avancée attendue depuis longtemps dans le secteur : une solution technique au trilemme de la scalabilité est désormais une réalité. Cependant, derrière sa déclaration se cache une problématique plus profonde — une fois les obstacles techniques levés, qu’est-ce qui le pousse réellement à céder la place pour définir l’avenir d’Ethereum ?
Selon l’analyse de Buterin, le dilemme qui a tourmenté les développeurs de blockchain depuis plus de dix ans a été brisé. Au cœur de ce dilemme se trouve le fait : un réseau décentralisé ne peut théoriquement réaliser simultanément que deux des trois qualités suivantes : décentralisation, sécurité et scalabilité. Bitcoin, en 2009, a instauré un consensus décentralisé, mais au prix d’un débit limité. BitTorrent, en 2000, disposait d’une large bande passante et d’une forte décentralisation, mais manquait de mécanismes de consensus. Et en 2025, Ethereum, en intégrant la collecte de données PeerDAS et la machine virtuelle ZK-EVM basée sur la preuve à divulgation zéro, a permis pour la première fois une véritable union de ces trois qualités.
## Calendrier clé des avancées techniques
Ce changement ne s’est pas produit du jour au lendemain, mais résulte d’un processus progressif s’étalant sur plusieurs années. Selon la feuille de route décrite par Buterin :
**Étape clé 2026** : le réseau atteindra une augmentation significative du plafond de gas sans dépendre de ZK-EVM, grâce à des ajustements techniques tels que BALs et ePBS. Plus important encore, les utilisateurs pourront pour la première fois faire fonctionner des nœuds ZK-EVM, marquant l’entrée officielle de cette technologie dans une adoption à grande échelle.
**Période de transition 2026-2028** : la révision des prix du gas et l’ajustement de la structure de l’état du réseau seront déployés progressivement. La charge utile des transactions sera intégrée dans la solution de stockage de données "blobs", garantissant que l’augmentation du plafond de gas n’affecte pas la sécurité du réseau de manière excessive.
**Phase de transformation 2027-2030** : Buterin prévoit une augmentation encore plus radicale du plafond de gas, avec la ZK-EVM devenant la principale méthode de validation des blocs du réseau. Cela signifierait une transition du mode de validation basé sur la recalcul répétitif vers un système de preuve à divulgation zéro vérifié, apportant une amélioration fondamentale de l’efficacité.
## La véritable épreuve de l’idéologie
Au-delà des progrès techniques, Buterin insiste sur un défi plus essentiel. La mission d’Ethereum ne se limite pas à résoudre des problèmes d’ingénierie, mais consiste à devenir une "force de rébellion" contre l’internet centralisé basé sur l’abonnement.
Il a introduit le "walkaway test" — une référence clé pour mesurer l’utilité réelle d’un réseau. Le système peut-il continuer à fonctionner sans dépendre de qui que ce soit pour sa maintenance ? Après la disparition des développeurs, les utilisateurs peuvent-ils toujours utiliser le système ? Cette décentralisation doit s’appliquer simultanément au protocole blockchain lui-même, au logiciel des nœuds et aux applications en couche supérieure.
Le risque actuel est que de nombreuses applications construites sur Ethereum, bien qu’utilisant des protocoles décentralisés, dépendent encore de services et d’infrastructures centralisées. Buterin met en garde : c’est précisément cette faiblesse que la nouvelle génération de technologies doit éliminer.
## Vision à long terme : "Construction de blocs distribués"
En regardant plus loin, Buterin décrit ce qu’il appelle le "Saint-Graal" de l’écosystème — la "construction de blocs distribués". L’objectif est de réaliser un futur où un bloc de transaction complet ne sera "jamais constitué en un seul endroit". Bien que cette forme extrême de décentralisation ne soit pas strictement nécessaire à court terme, Buterin estime qu’elle vaut la peine d’être poursuivie.
Cela peut être réalisé par des méthodes internes au protocole (comme le mécanisme d’extension FOCL) ou par des approches externes (comme un marché de constructeurs distribués). La valeur réside dans la réduction du risque d’intervention centralisée dans les transactions en temps réel, tout en créant un "environnement géographique plus équitable", garantissant que l’accès au réseau reste juste, où que se trouve l’utilisateur.
## Le moment du choix
La déclaration la plus récente de Buterin est essentiellement un rapport sur les progrès techniques, mais aussi une déclaration de principes. La solution technique au trilemme est désormais en ligne, éliminant les excuses techniques autrefois utilisées pour justifier la centralisation. La question qui reste est purement stratégique — la communauté utilisera-t-elle cette puissance pour construire un "ordinateur mondial" capable de passer le walkaway test, ou poursuivra-t-elle la prochaine vague de spéculation alimentée par le cycle de marché ?