Dernier test sur les opinions politiques avant le verdict : Comment la décision de la Cour suprême concernant les droits de douane de Trump va changer cette rivalité

Les marchés financiers sont en pause en attendant. À 15h00 UTC le 9 janvier 2025, la Cour Suprême des États-Unis rendra une décision qui pourrait fondamentalement changer les pouvoirs exécutifs en matière de politique commerciale. L’affaire concernant les droits de douane imposés par l’administration Trump représente bien plus qu’un simple défi constitutionnel – c’est un test sur les opinions politiques des juges et une tentative de redéfinir les limites du pouvoir présidentiel.

Les analystes économiques observent qu’à partir de mars 2018, lorsque des droits de douane ont été instaurés sur l’acier et l’aluminium, la situation s’est accélérée. Ensuite, la même année, la République populaire de Chine est devenue la cible, et l’administration Trump a étendu ses actions en se fondant sur la Section 301 de la Loi sur le commerce de 1974. Il est important de noter qu’aucun président précédent n’avait autant interprété ses pouvoirs commerciaux.

Précédents historiques : comment d’autres présidents ont géré le pouvoir commercial

L’histoire montre une utilisation totalement différente des pouvoirs en matière commerciale. Le président George W. Bush a imposé en 2002 des droits de douane sur l’acier en se fondant sur la Section 201 de la Loi sur l’expansion du commerce (Trade Expansion Act), mais ces mesures étaient limitées et ont finalement été levées sous la pression de l’OMC. Le président Barack Obama a, quant à lui, adopté une approche plus sélective – ses droits de douane sur les pneus chinois en 2009 étaient plus ciblés.

L’administration Trump a choisi la voie la plus expansive. Elle a appliqué une interprétation plus large à la fois de la Section 232 et de la Section 301, incluant également des alliés comme l’Union européenne, le Canada et le Mexique. C’est précisément cela qui constitue le cœur du défi constitutionnel. La question est : le président disposait-il réellement de pouvoirs aussi étendus ou a-t-il dépassé les limites fixées par le Congrès ?

Cadre juridique sous la loupe : qu’est-ce qui est précisément contesté ?

Les affaires devant la Cour concernent une question fondamentale de séparation des pouvoirs. Le Congrès a, au fil des décennies, transféré des pouvoirs croissants à l’exécutif en matière commerciale via diverses lois. Mais la question est de savoir où se situe la limite de cette délégation.

Le tableau ci-dessous présente les principales lois en litige :

Loi Année de promulgation Objectif initial Usage actuel
Trade Expansion Act – Section 232 1962 Protection pour raisons de sécurité nationale Droits de douane sur l’acier et l’aluminium
Trade Act – Section 301 1974 Lutte contre les pratiques commerciales déloyales Actions contre le transfert de technologie en Chine
International Emergency Economic Powers Act 1977 Outil en cas d’état d’urgence Potentielle alternative

Les professeurs de droit constitutionnel soulignent que la Cour Suprême a historiquement montré du respect pour le pouvoir exécutif, notamment en matière de sécurité nationale. Cependant, cette affaire a une dimension purement économique, ce qui complique l’approche traditionnelle de la Cour.

Scénarios possibles et positions de l’administration

Kevin Hassett, directeur du Conseil économique national de la Maison Blanche, a récemment indiqué que l’administration s’était préparée à toutes les éventualités. Cette déclaration suggère que les actions ne s’arrêteront pas quelle que soit la décision de la Cour.

Premier scénario : la Cour pourrait confirmer entièrement les pouvoirs du président. Dans ce cas, tous les droits de douane actuels resteraient en vigueur, et l’administration aurait le feu vert pour poursuivre ses actions.

Deuxième scénario : la Cour pourrait imposer des restrictions. Elle pourrait suggérer que toute action future nécessite une justification supplémentaire ou des exigences procédurales.

Troisième scénario : la Cour pourrait annuler certaines mesures, arguant qu’elles dépassent les limites constitutionnelles. Ce serait la situation la plus défavorable pour l’administration, mais Hassett a déjà indiqué que des plans de secours ont été préparés.

Plan B : quels outils restent à l’administration ?

Les responsables de la Maison Blanche ne cachent pas leur volonté d’agir dans d’autres cadres juridiques. Hassett a évoqué plusieurs options :

  • International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) : La loi de 1977 confère au président de larges pouvoirs en cas de situation d’urgence déclarée. Cependant, cela nécessite une déclaration officielle d’état d’urgence, ce qui comporte ses propres défis juridiques.

  • Ajustements techniques des droits de douane : Utiliser les mécanismes administratifs existants pour modifier la valeur en douane. C’est une voie plus technique, politiquement moins sensible.

  • Négociations bilatérales : Conclure des accords commerciaux individuels avec des partenaires. Cette voie permet d’atteindre des objectifs par des ententes plutôt que par des ordres unilatéraux.

  • Actions législatives : Si le Congrès souhaite soutenir, il peut adopter une nouvelle loi spécifiquement autorisant les mesures commerciales demandées.

  • Autres mesures de recours : Les droits antidumping et compensateurs existent déjà et peuvent être appliqués dans d’autres circonstances.

Chacune de ces options présente ses avantages et ses limites. Les experts juridiques soulignent que l’IEEPA nécessite une déclaration d’état d’urgence, ce qui pourrait rencontrer une opposition politique. Les ajustements techniques sont plus discrets mais potentiellement moins efficaces. Les actions législatives nécessitent une coopération que l’année électorale pourrait compliquer.

Jeu international d’échecs : comment le monde réagit

Les partenaires commerciaux des États-Unis ne restent pas inactifs. L’Union européenne, le Canada et le Mexique ont déjà imposé des droits de rétorsion. Ils préparent également d’autres mesures en cas d’aggravation de la situation.

L’Organisation mondiale du commerce (WTO) suit attentivement l’affaire. Elle a déjà rendu des décisions contre certains droits de douane américains en 2022, mais l’administration Trump a contesté ces décisions. Si la Cour Suprême limite les pouvoirs du président, cela pourrait renforcer la position de l’OMC dans de futurs différends et encourager une approche plus multilatérale du commerce.

Les marchés financiers réagissent à l’incertitude. Les principaux indices boursiers fluctuent, et les marchés des devises reflètent les inquiétudes des investisseurs. Le Dr Michael Chen, de l’Institut Peterson pour l’économie internationale, estime que l’incertitude politique commerciale pourrait réduire les investissements des entreprises de 1 à 2 % par an – une somme considérable à l’échelle de l’économie mondiale.

Test de la vision politique des juges

L’affaire en cours constitue une véritable épreuve des positions politiques de la Cour Suprême. Bien que la cour doive rester indépendante de la politique, la réalité est plus complexe. La décision sur les droits de douane sera interprétée à travers le prisme des opinions des juges sur le pouvoir exécutif, les engagements internationaux et le rôle du gouvernement dans l’économie.

Les sondages d’opinion montrent une division sur la question des droits de douane. Une partie de la population soutient la protection des industries nationales, tandis qu’une autre craint une hausse des prix à la consommation. Cette polarisation se reflète également dans le débat juridique.

Réflexions et perspectives d’avenir

La décision de la Cour Suprême ne mettra pas fin à cette histoire, mais en ouvrira un nouveau chapitre. Quoi qu’il en soit, les enjeux commerciaux continueront à dominer les débats politiques tout au long de l’année électorale. Les juges décideront non seulement sur des droits de douane précis, mais aussi sur les fondements du pouvoir présidentiel dans la conduite de la politique étrangère.

L’administration Trump a clairement montré qu’elle était prête à différentes scénarios. Hassett a confirmé l’existence de mécanismes juridiques alternatifs, ce qui laisse penser que les actions commerciales se poursuivront sous une autre bannière si nécessaire. Le monde des affaires et les partenaires commerciaux attendent désormais des clarifications : quelles seront les véritables limites des pouvoirs du président à l’ère de la mondialisation et des chaînes d’approvisionnement interconnectées.

Questions fréquentes

Quels droits de douane précis sont en jeu dans cette affaire ?
L’affaire concerne principalement les droits de douane imposés en vertu de la Section 232 sur l’importation d’acier et d’aluminium, ainsi que les actions de la Section 301 visant le transfert de technologie chinois. Ces droits ont impacté le commerce pour des milliards de dollars depuis 2018.

Quelles sont les voies alternatives pour l’administration en cas de décision défavorable ?
Les options incluent l’utilisation de l’International Emergency Economic Powers Act, des ajustements techniques des droits de douane, l’obtention d’une autorisation du Congrès, des négociations bilatérales ou l’application de lois antidumping.

Comment la décision pourrait-elle influencer les relations commerciales internationales ?
Une décision pourrait renforcer le multilatéralisme si elle limite les actions unilatérales, ou encourager d’autres pays à prendre des mesures similaires si elle maintient de larges pouvoirs pour le président.

Quels sont les précédents historiques en matière de pouvoir commercial présidentiel ?
Le président Bush a imposé des droits sur l’acier en 2002, et Obama a appliqué des droits sur les pneus chinois en 2009, mais aucun n’a autant étendu ses pouvoirs dans l’interprétation.

Quand et où pourra-t-on suivre la décision ?
La Cour Suprême rendra sa décision à 15h00 UTC, le 9 janvier 2025. La décision sera disponible sur le site officiel de la Cour Suprême ainsi que dans les principaux médias couvrant l’événement.

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