Les acteurs du marché continuent de manquer ce changement critique
Les marchés de l’électricité occidentaux restent obstinément à la traîne sur une vérité fondamentale : les ressources renouvelables ne sont plus seulement un choix environnemental, elles deviennent une nécessité économique qui détruit la rentabilité des infrastructures électriques traditionnelles.
Une étude de 2025 menée par des chercheurs allemands (Weidlich et al., “Les centrales de base ne sont pas essentielles pour les futurs systèmes électriques”, Cell Reports Physical Sciences), fournit la preuve la plus claire à ce jour. L’équipe a réalisé une analyse approfondie pour déterminer si l’Allemagne pouvait atteindre une décarbonation complète de l’énergie en vingt ans grâce à un déploiement agressif des renouvelables. Leur conclusion ? C’est tout à fait faisable — mais le chemin à suivre exige d’accepter que d’énormes quantités d’infrastructures électriques existantes deviendront économiquement obsolètes.
Ce qui fait fonctionner un vrai réseau zéro carbone
La recherche a identifié quatre composants essentiels pour construire un réseau électrique décarboné entièrement fonctionnel :
Expansion massive des ressources renouvelables : augmenter l’éolien et le solaire à des niveaux sans précédent
Modernisation des infrastructures de réseau : construire des systèmes de transmission plus adaptables et résilients
Stockage d’énergie à grande échelle : déployer des batteries sur plusieurs plages de durée pour gérer la volatilité de la production
Intégration flexible de la demande : permettre aux grands consommateurs de modifier leurs schémas de consommation
Rien de tout cela n’est révolutionnaire en soi. Ce qui compte, c’est l’ampleur de la mise en œuvre — et les calculs économiques qui en découlent.
La vérité inconfortable pour les producteurs d’électricité traditionnels
C’est ici que l’étude devient sérieuse : à mesure que les ressources renouvelables captent une part de plus en plus grande du marché de l’électricité, chaque technologie de production concurrente subit une pression existentielle. Qu’il s’agisse de combustibles fossiles, de nucléaire ou de géothermie, les nouvelles centrales de base ne peuvent pas rivaliser sur le coût. L’avantage économique des renouvelables est si marqué que les centrales traditionnelles ne peuvent pas générer suffisamment de revenus durant leur période d’exploitation pour justifier leurs coûts fixes énormes.
La conclusion brutale de l’étude : un réseau dominé par les ressources renouvelables n’aura pas de place pour une capacité de base coûteuse — non pas parce que les renouvelables ne peuvent pas fournir une puissance fiable, mais parce qu’ils le font à une fraction du coût.
Les centrales à gaz pourraient à la limite avoir une valeur économique marginale. Les nouveaux projets nucléaires ? Financièrement impossibles dans ce contexte, selon l’analyse.
La vraie question pour les marchés de l’énergie
Ce n’est plus une théorie. L’étude pose directement la question cruciale :
“La question déterminante n’est pas de savoir si de nouvelles centrales de base sont essentielles pour un réseau sécurisé et zéro émission — elles ne le sont pas. La question devient : peuvent-elles devenir économiquement viables dans un système dominé par des ressources renouvelables à faible coût ?”
La réponse est claire : elles ne peuvent pas. L’économie a déjà changé.
Ce qui rend cela particulièrement significatif, c’est l’ampleur du remplacement nécessaire. Les ressources renouvelables ne se contenteront pas de répondre à la nouvelle demande électrique — elles vont systématiquement évincer la capacité de production existante. Cela signifie que le déploiement d’infrastructures renouvelables pourrait devoir doubler ou tripler les projections actuelles au cours des deux prochaines décennies.
Pourquoi cela importe au-delà de l’Allemagne
Les forces économiques documentées dans cette étude allemande ne sont pas propres à l’Europe centrale. Les mêmes dynamiques — courbes de coûts favorisant les renouvelables, besoins en modernisation des réseaux, amélioration de la rentabilité du stockage — s’appliquent à tous les marchés développés. Que ce soit en Amérique du Nord, en Asie ou en Europe, la rentabilité des centrales de base se détériore rapidement.
La transition vers les ressources renouvelables ne représente pas une simple préférence politique, mais une réalité économique qui reconfigure les décisions d’investissement dans le secteur énergétique mondial.
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La réalité économique qui reshaping les systèmes de pouvoir mondiaux : pourquoi les ressources renouvelables gagnent
Les acteurs du marché continuent de manquer ce changement critique
Les marchés de l’électricité occidentaux restent obstinément à la traîne sur une vérité fondamentale : les ressources renouvelables ne sont plus seulement un choix environnemental, elles deviennent une nécessité économique qui détruit la rentabilité des infrastructures électriques traditionnelles.
Une étude de 2025 menée par des chercheurs allemands (Weidlich et al., “Les centrales de base ne sont pas essentielles pour les futurs systèmes électriques”, Cell Reports Physical Sciences), fournit la preuve la plus claire à ce jour. L’équipe a réalisé une analyse approfondie pour déterminer si l’Allemagne pouvait atteindre une décarbonation complète de l’énergie en vingt ans grâce à un déploiement agressif des renouvelables. Leur conclusion ? C’est tout à fait faisable — mais le chemin à suivre exige d’accepter que d’énormes quantités d’infrastructures électriques existantes deviendront économiquement obsolètes.
Ce qui fait fonctionner un vrai réseau zéro carbone
La recherche a identifié quatre composants essentiels pour construire un réseau électrique décarboné entièrement fonctionnel :
Rien de tout cela n’est révolutionnaire en soi. Ce qui compte, c’est l’ampleur de la mise en œuvre — et les calculs économiques qui en découlent.
La vérité inconfortable pour les producteurs d’électricité traditionnels
C’est ici que l’étude devient sérieuse : à mesure que les ressources renouvelables captent une part de plus en plus grande du marché de l’électricité, chaque technologie de production concurrente subit une pression existentielle. Qu’il s’agisse de combustibles fossiles, de nucléaire ou de géothermie, les nouvelles centrales de base ne peuvent pas rivaliser sur le coût. L’avantage économique des renouvelables est si marqué que les centrales traditionnelles ne peuvent pas générer suffisamment de revenus durant leur période d’exploitation pour justifier leurs coûts fixes énormes.
La conclusion brutale de l’étude : un réseau dominé par les ressources renouvelables n’aura pas de place pour une capacité de base coûteuse — non pas parce que les renouvelables ne peuvent pas fournir une puissance fiable, mais parce qu’ils le font à une fraction du coût.
Les centrales à gaz pourraient à la limite avoir une valeur économique marginale. Les nouveaux projets nucléaires ? Financièrement impossibles dans ce contexte, selon l’analyse.
La vraie question pour les marchés de l’énergie
Ce n’est plus une théorie. L’étude pose directement la question cruciale :
La réponse est claire : elles ne peuvent pas. L’économie a déjà changé.
Ce qui rend cela particulièrement significatif, c’est l’ampleur du remplacement nécessaire. Les ressources renouvelables ne se contenteront pas de répondre à la nouvelle demande électrique — elles vont systématiquement évincer la capacité de production existante. Cela signifie que le déploiement d’infrastructures renouvelables pourrait devoir doubler ou tripler les projections actuelles au cours des deux prochaines décennies.
Pourquoi cela importe au-delà de l’Allemagne
Les forces économiques documentées dans cette étude allemande ne sont pas propres à l’Europe centrale. Les mêmes dynamiques — courbes de coûts favorisant les renouvelables, besoins en modernisation des réseaux, amélioration de la rentabilité du stockage — s’appliquent à tous les marchés développés. Que ce soit en Amérique du Nord, en Asie ou en Europe, la rentabilité des centrales de base se détériore rapidement.
La transition vers les ressources renouvelables ne représente pas une simple préférence politique, mais une réalité économique qui reconfigure les décisions d’investissement dans le secteur énergétique mondial.