L'excès mondial de sucre émerge alors que la force du dollar pèse sur le sucre de Londres et au-delà

Baisse du marché due à plusieurs vents contraires

Les contrats à terme sur le sucre sur les principales bourses ont reculé dans un contexte complexe de pressions sur les matières premières. Le sucre mondial de New York #11 March contracts (SBH26) pulled back 0.05 points or 0.33%, while London ICE white sugar #5 (SWH26) a chuté de 1,20 point, représentant une baisse de 0,28 %. Le déclencheur sous-jacent reste la hausse du dollar américain, avec l’indice dollar (DXY00) atteignant ses plus hauts en quatre semaines — un niveau qui freine systématiquement la tarification des matières premières, y compris le sucre.

Cependant, le recul immédiat a été atténué par les flux anticipés de rééquilibrage des indices. Citigroup estime que les indices BCOM et S&P GSCI dirigeront environ 1,2 milliard de dollars vers les contrats à terme sur le sucre cette semaine dans le cadre de leurs opérations annuelles de rééquilibrage, offrant un plancher sous la faiblesse actuelle.

Explosion de l’offre provenant des principales nations productrices

La situation fondamentale a changé de manière décisive vers un excédent. L’Organisation Internationale du Sucre (ISO) a prévu le 17 novembre que le marché mondial du sucre fait face à un surplus de 1,625 million de tonnes métriques (MT) pour 2025-26, une inversion nette par rapport au déficit de 2,91 millions de MT enregistré en 2024-25. Le rapport du USDA du 16 décembre renforce cette perspective baissière, prévoyant une hausse de 4,6 % de la production mondiale de sucre d’une année sur l’autre pour atteindre un record de 189,318 MMT, tandis que la consommation n’augmente que de 1,4 % à 177,921 MMT.

L’Inde est devenue le principal moteur de cet excédent. L’Association des sucreries indiennes (ISMA) a rapporté que la production indienne de sucre du 1er octobre au 31 décembre de la saison 2025-26 a explosé de 25 % en glissement annuel pour atteindre 11,90 MMT contre 9,54 MMT l’année précédente. ISMA a par la suite relevé son estimation de production pour la saison complète 2025/26 à 31 MMT, soit une augmentation de 18,8 % par rapport à l’année précédente. Avec une utilisation d’éthanol désormais estimée à seulement 3,4 MMT — en forte baisse par rapport aux 5 MMT prévus en juillet — l’Inde dispose de la capacité pour augmenter ses exportations de sucre. Le USDA partage cet avis, anticipant que la production indienne pour 2025/26 bondira de 25 % pour atteindre 35,25 MMT, grâce à des conditions de mousson favorables et à l’expansion des surfaces cultivées.

Le Brésil, traditionnellement le principal producteur, continue d’accroître sa production malgré des préoccupations antérieures. Conab a relevé son estimation de production pour 2025/26 à 45 MMT le 4 novembre, avec Unica rapportant que la région Centre-Sud avait déjà produit 39,904 MMT jusqu’en novembre — soit une hausse de 1,1 % en glissement annuel. Le USDA prévoit que la production annuelle du Brésil atteindra 44,7 MMT, en hausse de 2,3 %, un record. De manière critique, la proportion de la canne à sucre destinée à la production de sucre est passée à 51,12 % cette saison contre 48,34 % auparavant, amplifiant l’expansion de l’offre.

La Thaïlande complète le tableau de l’excédent en tant que troisième plus grand producteur mondial et deuxième plus grand exportateur. La Thai Sugar Millers Corp prévoit que la récolte 2025/26 augmentera de 5 % en glissement annuel pour atteindre 10,5 MMT, tandis que le USDA estime une hausse de 2 % à 10,25 MMT.

Capacité d’exportation et vents favorables politiques

Le gouvernement indien a indiqué sa volonté d’étendre ses exportations pour gérer le surplus intérieur. Le secrétaire à l’alimentation indien a récemment suggéré l’autorisation de nouvelles expéditions de sucre, le ministère de l’Alimentation ayant déjà permis aux sucreries d’exporter 1,5 MMT durant la saison 2025/26. Cela représente une inversion significative par rapport au système de quotas d’exportation mis en place en 2022/23, lorsque les pluies de fin de saison avaient réduit la disponibilité intérieure.

Le trader de sucre Czarnikow a mis à jour sa prévision du surplus mondial pour 2025/26 à 8,7 MMT, en hausse par rapport à l’estimation de 7,5 MMT fournie en septembre — soulignant le rythme accéléré de l’accumulation de l’offre.

Perspectives pour la dynamique du marché

Alors que le sucre de Londres et les contrats à terme de New York font face à des vents contraires structurels dus à l’accumulation des stocks mondiaux et à la hausse du dollar, le marché reste susceptible à des rallyes à court terme. Au début de ce mois, le sucre de New York a atteint ses plus hauts en deux mois et demi, alimenté par des préoccupations d’offre antérieures du Brésil. Cependant, ces gains se sont avérés éphémères, la production indienne ayant fait la une, obligeant les prix à baisser pour atteindre des creux de trois semaines en fin de semaine.

Avec des stocks mondiaux de fin d’année projetés en contraction de seulement 2,9 % à 41,188 MMT malgré des volumes de production records, le complexe du sucre fait face à une période prolongée de pression sur les prix, sauf si la demande s’accélère de manière significative ou si des perturbations de l’offre surgissent dans les principales régions productrices.

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