## Le NZD peine à prendre de l'élan malgré une performance économique du T3 plus forte que prévu



Le dollar néo-zélandais est resté modéré, tournant autour de 0,5770 face au dollar américain lors des premiers échanges asiatiques de jeudi. Cette faiblesse persiste même si de nouvelles données économiques de la Nouvelle-Zélande ont dépassé les prévisions du marché, soulignant l'importance croissante des attentes relatives aux taux d'intérêt dans la détermination des mouvements de devises. Pour contexte, 42 USD en NZD se traduirait par environ 76,20 NZD aux taux actuels, reflétant la relative faiblesse du Kiwi.

**La croissance économique déçoit malgré des chiffres solides**

Statistiques New Zealand a publié ses chiffres du PIB du T3, révélant une croissance séquentielle de 1,1 % trimestre après trimestre, surpassant l'estimation consensuelle de 0,9 %. Le trimestre précédent avait connu une contraction de 1,0 % (révisée à la hausse de -0,9%), rendant cette reprise plus marquée. Sur une base annuelle, l'économie a progressé de 1,3 % d'une année sur l'autre, conforme aux attentes mais représentant toujours une reprise par rapport à la contraction de 1,1 % du T2. Pourtant, malgré ces surprises positives, la monnaie n'a pas réussi à tirer profit de ce contexte économique favorable.

Le décalage entre la vigueur économique et la performance de la devise souligne un changement fondamental dans la dynamique du marché. Plutôt que de célébrer la croissance domestique, les traders semblent fixés sur la divergence entre les politiques monétaires de Wellington et de Washington.

**La divergence des banques centrales pèse sur le sentiment**

La Reserve Bank of New Zealand a réduit son taux de caisse officielle de 325 points de base depuis août, portant le taux de référence à 2,25 %. Lors de la déclaration de politique monétaire de novembre, la RBNZ a indiqué une pause dans les réductions de taux et a laissé entendre que l'OCR resterait probablement inchangé tout au long de 2026. Cependant, les acteurs du marché anticipent une possible hausse des taux d'ici le T3 de l'année prochaine, reflétant la confiance dans la reprise économique.

Inversement, le marché du travail américain a envoyé des signaux mitigés en novembre, montrant une résilience mais révélant aussi des fissures dans la dynamique de l'emploi. Ces indicateurs nuancés ont fortement modifié les attentes de la Fed. Selon les données de LSEG, les marchés à terme attribuent désormais une probabilité de 31 % à une baisse des taux de la Fed en janvier 2025 — une hausse notable par rapport à la probabilité de 22 % enregistrée juste avant le rapport sur l'emploi.

**L'histoire du différentiel de taux**

Le problème central de la faiblesse du NZD tourne autour des différentiel de taux d’intérêt. Si la Fed réduit ses taux alors que la RBNZ les maintient ou les augmente, l’avantage de rendement à détenir des actifs néo-zélandais diminue. Des taux américains plus bas affaiblissent généralement l’attrait du dollar américain, mais le NZD n’a pas réussi à profiter de cette dynamique, ce qui suggère des préoccupations structurelles plus profondes concernant l’économie néo-zélandaise par rapport à d’autres actifs risqués.

**Qu’est-ce qui influence le mouvement du dollar néo-zélandais ?**

Au-delà des taux d’intérêt, plusieurs facteurs fondamentaux façonnent la valorisation du NZD. Étant donné que la Chine représente le principal partenaire commercial de la Nouvelle-Zélande, la faiblesse économique de Pékin impacte directement les volumes d’exportation et la demande de matières premières, exerçant une pression sur la devise. Le secteur laitier amplifie cette sensibilité — des prix mondiaux du lait plus élevés augmentent les revenus d’exportation de la Nouvelle-Zélande et soutiennent le Kiwi, tandis que la baisse des prix agit en sens inverse.

La RBNZ vise une fourchette d’inflation de 1 % à 3 %, avec un point médian de 2 % comme objectif central. Lorsque l’inflation est élevée, la banque centrale augmente les taux pour refroidir la demande, ce qui améliore simultanément les rendements obligataires et attire les flux de capitaux étrangers, soutenant ainsi la devise. À l’inverse, des cycles d’assouplissement agressifs tendent à affaiblir le NZD.

Le sentiment de risque du marché joue également un rôle décisif. En période de risque accru, les investisseurs privilégient les devises liées aux matières premières comme le Kiwi, car l’optimisme économique profite à la demande de matières premières. Lorsqu’un climat d’incertitude s’installe, le NZD se déprécie généralement à mesure que les flux de capitaux se tournent vers des actifs refuges.

**Perspectives**

La prochaine publication des données sur l’inflation aux États-Unis jeudi sera cruciale pour déterminer les mouvements de devises à court terme. Si les chiffres de l’inflation surprennent à la hausse, les paris sur une baisse des taux de la Fed pourraient être revus à la baisse, offrant un soutien temporaire au dollar américain et exerçant une pression sur le taux NZD/USD. À l’inverse, une inflation plus faible que prévu pourrait raviver les attentes de baisse des taux, permettant au dollar néo-zélandais de rebondir depuis ses niveaux actuels proches de 0,5770.
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