La Banque centrale européenne fait progresser son initiative de euro numérique à travers une phase de préparation délibérée, en développant des spécifications techniques et des cadres opérationnels qui détermineront si cette CBDC devient une infrastructure de paiement public viable. Parallèlement, une coalition de soixante-dix économistes et de décideurs académiques a publié une lettre ouverte appelant les membres du Parlement européen à donner la priorité à la dimension d’intérêt public d’un euro numérique, en présentant la monnaie comme essentielle à l’indépendance financière de l’Europe et à la résilience du système de paiement.
La vision technique et stratégique de la BCE
L’approche de la Banque centrale européenne pour concevoir cet instrument de paiement numérique se concentre sur l’équilibre entre trois objectifs concurrents : maintenir le rôle des banques commerciales dans le système financier de détail, assurer la stabilité opérationnelle et protéger la vie privée des utilisateurs. La banque centrale rédige actuellement des règles complètes et des normes techniques pour ce qui serait un moyen de paiement numérique paneuropéen émis par l’Eurosystème.
Une évaluation technique préparée par la BCE a examiné des scénarios où les limites de détention individuelle étaient fixées à 3 000 euros, concluant que de telles contraintes ne déclencheraient pas de risques pour la stabilité financière même en cas de conditions économiques défavorables. La CBDC proposée offrirait une fonctionnalité proche de l’argent liquide, y compris des capacités de transaction hors ligne, tout en intégrant des mesures de sécurité contre le blanchiment d’argent et en préservant les attentes en matière de confidentialité des consommateurs.
Membre du Conseil exécutif de la BCE, Philip Lane a récemment souligné que le projet d’euro numérique vise à maintenir un équilibre entre favoriser l’innovation dans les paiements et protéger le rôle intermédiaire traditionnel des banques dans l’écosystème financier plus large.
La position des économistes en faveur de la souveraineté monétaire publique
La lettre ouverte — rédigée par des figures dont l’ancien leadership de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et le célèbre économiste français Thomas Piketty — présente l’euro numérique comme un bien public essentiel. Ces voix politiques avertissent que sans une option robuste et contrôlée par le public, les citoyens et commerçants européens font face à une dépendance croissante aux réseaux de paiement privés et aux plateformes technologiques étrangères qui opèrent en dehors du cadre réglementaire.
Les signataires soulignent qu’un retard ou une dilution de l’initiative de l’euro numérique pourrait compromettre l’autonomie du système de paiement européen, en particulier lors de périodes de stress financier où la dépendance à des géants du paiement non européens crée une vulnérabilité systémique.
Scepticisme du secteur bancaire et défis de mise en œuvre
Les banques commerciales ont exprimé des préoccupations concernant la désintermédiation potentielle des dépôts, les coûts d’intégration avec la nouvelle infrastructure de paiement, et l’incertitude quant aux taux d’adoption par les consommateurs. Des analystes financiers de BNP Paribas ont souligné que l’impact sur la rentabilité des banques dépend de manière critique de la façon dont les limites de détention et les taux d’intérêt hiérarchisés seront finalement structurés.
Les recherches auprès des consommateurs indiquent que l’acceptation publique d’un euro numérique dépend largement de garanties solides en matière de confidentialité. Sans mécanismes de protection des données robustes, l’adoption généralisée pourrait rencontrer des obstacles malgré les avantages opérationnels potentiels de la monnaie.
La Banque centrale européenne a répondu aux questions politiques en se référant à plusieurs études techniques examinant comment une CBDC numérique s’intégrerait dans les écosystèmes de paiement existants, tout en évaluant séparément les coûts de mise en œuvre pour le secteur bancaire de la zone euro et en analysant les mécanismes de protection de la vie privée.
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Le projet de l'euro numérique en Europe traverse une étape cruciale alors qu'un consensus politique émerge
La Banque centrale européenne fait progresser son initiative de euro numérique à travers une phase de préparation délibérée, en développant des spécifications techniques et des cadres opérationnels qui détermineront si cette CBDC devient une infrastructure de paiement public viable. Parallèlement, une coalition de soixante-dix économistes et de décideurs académiques a publié une lettre ouverte appelant les membres du Parlement européen à donner la priorité à la dimension d’intérêt public d’un euro numérique, en présentant la monnaie comme essentielle à l’indépendance financière de l’Europe et à la résilience du système de paiement.
La vision technique et stratégique de la BCE
L’approche de la Banque centrale européenne pour concevoir cet instrument de paiement numérique se concentre sur l’équilibre entre trois objectifs concurrents : maintenir le rôle des banques commerciales dans le système financier de détail, assurer la stabilité opérationnelle et protéger la vie privée des utilisateurs. La banque centrale rédige actuellement des règles complètes et des normes techniques pour ce qui serait un moyen de paiement numérique paneuropéen émis par l’Eurosystème.
Une évaluation technique préparée par la BCE a examiné des scénarios où les limites de détention individuelle étaient fixées à 3 000 euros, concluant que de telles contraintes ne déclencheraient pas de risques pour la stabilité financière même en cas de conditions économiques défavorables. La CBDC proposée offrirait une fonctionnalité proche de l’argent liquide, y compris des capacités de transaction hors ligne, tout en intégrant des mesures de sécurité contre le blanchiment d’argent et en préservant les attentes en matière de confidentialité des consommateurs.
Membre du Conseil exécutif de la BCE, Philip Lane a récemment souligné que le projet d’euro numérique vise à maintenir un équilibre entre favoriser l’innovation dans les paiements et protéger le rôle intermédiaire traditionnel des banques dans l’écosystème financier plus large.
La position des économistes en faveur de la souveraineté monétaire publique
La lettre ouverte — rédigée par des figures dont l’ancien leadership de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et le célèbre économiste français Thomas Piketty — présente l’euro numérique comme un bien public essentiel. Ces voix politiques avertissent que sans une option robuste et contrôlée par le public, les citoyens et commerçants européens font face à une dépendance croissante aux réseaux de paiement privés et aux plateformes technologiques étrangères qui opèrent en dehors du cadre réglementaire.
Les signataires soulignent qu’un retard ou une dilution de l’initiative de l’euro numérique pourrait compromettre l’autonomie du système de paiement européen, en particulier lors de périodes de stress financier où la dépendance à des géants du paiement non européens crée une vulnérabilité systémique.
Scepticisme du secteur bancaire et défis de mise en œuvre
Les banques commerciales ont exprimé des préoccupations concernant la désintermédiation potentielle des dépôts, les coûts d’intégration avec la nouvelle infrastructure de paiement, et l’incertitude quant aux taux d’adoption par les consommateurs. Des analystes financiers de BNP Paribas ont souligné que l’impact sur la rentabilité des banques dépend de manière critique de la façon dont les limites de détention et les taux d’intérêt hiérarchisés seront finalement structurés.
Les recherches auprès des consommateurs indiquent que l’acceptation publique d’un euro numérique dépend largement de garanties solides en matière de confidentialité. Sans mécanismes de protection des données robustes, l’adoption généralisée pourrait rencontrer des obstacles malgré les avantages opérationnels potentiels de la monnaie.
La Banque centrale européenne a répondu aux questions politiques en se référant à plusieurs études techniques examinant comment une CBDC numérique s’intégrerait dans les écosystèmes de paiement existants, tout en évaluant séparément les coûts de mise en œuvre pour le secteur bancaire de la zone euro et en analysant les mécanismes de protection de la vie privée.