Lorsque le système monétaire d’un pays échoue complètement et que les protestations dégénèrent en conflits sanglants, que font les citoyens ? L’Iran a donné une réponse : se tourner vers le Bitcoin. Selon les dernières informations, la population iranienne accélère le transfert de Bitcoin des plateformes d’échange vers des portefeuilles personnels, ce qui reflète non seulement une crise économique, mais aussi la véritable valeur des actifs cryptographiques dans des environnements extrêmes.
La véritable image de la crise économique
La chute du rial dépasse l’imagination. Selon des sources, le taux de change du rial iranien face au dollar a chuté à 1 470 000:1, ce qui signifie qu’avec seulement 879 dollars, on peut devenir un “gros riche” en Iran. Plus alarmant encore, la richesse des Iraniens a été réduite de 99 % en 15 ans.
Ce n’est pas simplement un jeu de chiffres, mais une désespérance réelle. Lorsqu’un système monétaire national échoue, que l’épargne devient de la papier toilette, les ménages ordinaires font face à un effondrement total du pouvoir d’achat. Dans ce contexte, tout actif capable de préserver sa valeur devient une bouée de sauvetage.
La grande migration prouvée par les données on-chain
Les données de la société d’intelligence blockchain Chainalysis illustrent plus concrètement l’ampleur de cette migration. Du 28 décembre 2025 au 8 janvier 2026, les comportements liés à l’iran sur la blockchain ont connu des changements significatifs. En particulier, après la coupure massive d’Internet en Iran début janvier, le nombre de Bitcoin entrant quotidiennement dans les portefeuilles personnels a fortement augmenté.
Que signifie cela ? Les citoyens ne se contentent pas d’acheter du Bitcoin, ils transfèrent surtout du Bitcoin depuis les plateformes d’échange vers leurs propres portefeuilles. Ce comportement traduit une transformation psychologique profonde : passer de la spéculation à la protection d’actifs.
Chainalysis indique que cette tendance est une règle générale à l’échelle mondiale. En temps de guerre, de turbulences économiques ou de régulations strictes, l’augmentation des retraits de Bitcoin accompagne toujours ces situations. Pour la population iranienne, le Bitcoin devient une sorte de “tampon financier”, offrant une liquidité relativement contrôlable dans un environnement restrictif.
La transformation du rôle du Bitcoin
Il est important de noter que le rôle du Bitcoin en Iran évolue. Passant d’un actif spéculatif à un outil de stockage de valeur et une option de couverture économique pour certains citoyens, cette transition reflète la valeur pratique des actifs cryptographiques en pleine crise économique.
Lorsque la monnaie fiat échoue et que le système bancaire devient peu fiable, la décentralisation du Bitcoin n’est plus une simple théorie, mais une nécessité concrète. La population peut contourner le système financier limité, détenir et transférer directement ses actifs.
Cependant, l’économiste Peter Schiff a exprimé une opinion différente. Selon lui, dans le contexte de la crise monétaire iranienne, il serait préférable de privilégier les cryptomonnaies adossées à l’or plutôt que le Bitcoin, arguant que le Bitcoin “n’a aucun support physique”. Bien que cette position ait une certaine logique, elle n’a pas empêché la population iranienne de faire ses choix concrets.
Un contexte plus complexe
L’écosystème cryptographique iranien est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Selon un rapport, la Force Qods iranienne (IRGC) occupe une place importante dans l’écosystème des cryptomonnaies du pays, et d’ici le quatrième trimestre 2025, ses activités on-chain devraient représenter environ 50 % du marché cryptographique iranien.
Cela signifie que le marché des cryptomonnaies en Iran n’est pas seulement un outil de couverture pour la population, mais aussi un canal d’allocation d’actifs pour le gouvernement. La taille de l’écosystème cryptographique iranien a dépassé 7,78 milliards de dollars en 2025, avec une croissance nettement plus rapide que l’année précédente, reflétant à la fois la demande populaire et l’implication officielle.
La géopolitique en toile de fond
Ce qui est encore plus préoccupant, c’est que la situation en Iran continue de se détériorer. Selon des sources, le nombre de morts lors des protestations a dépassé 2000, et les États-Unis déplacent un groupe de porte-avions vers le Moyen-Orient, avec une probabilité estimée de 70-78 % d’une attaque américaine contre l’Iran. Dans ce contexte de montée des tensions géopolitiques, l’attractivité du Bitcoin comme actif refuge ne fera que croître.
En résumé
La grande migration vers le Bitcoin en Iran est en substance un reflet du désespoir économique. Lorsque le rial échoue, que les protestations s’intensifient et que la tension géopolitique monte, le Bitcoin passe du statut d’actif spéculatif à celui d’outil de survie. Les données on-chain le confirment, et l’action des citoyens est plus convaincante que toute campagne de communication.
Ce cas nous rappelle aussi que la véritable valeur des actifs cryptographiques ne se révèle souvent que dans des environnements extrêmes. Pour la population iranienne, le Bitcoin n’est pas un rêve de richesse, mais la dernière option pour se protéger lors d’un effondrement économique. Si la situation géopolitique continue de s’aggraver, cette demande de refuge pourrait encore faire grimper la demande pour le Bitcoin.
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Effondrement du rial iranien, 2000 morts, pourquoi la population se tourne-t-elle massivement vers le Bitcoin
Lorsque le système monétaire d’un pays échoue complètement et que les protestations dégénèrent en conflits sanglants, que font les citoyens ? L’Iran a donné une réponse : se tourner vers le Bitcoin. Selon les dernières informations, la population iranienne accélère le transfert de Bitcoin des plateformes d’échange vers des portefeuilles personnels, ce qui reflète non seulement une crise économique, mais aussi la véritable valeur des actifs cryptographiques dans des environnements extrêmes.
La véritable image de la crise économique
La chute du rial dépasse l’imagination. Selon des sources, le taux de change du rial iranien face au dollar a chuté à 1 470 000:1, ce qui signifie qu’avec seulement 879 dollars, on peut devenir un “gros riche” en Iran. Plus alarmant encore, la richesse des Iraniens a été réduite de 99 % en 15 ans.
Ce n’est pas simplement un jeu de chiffres, mais une désespérance réelle. Lorsqu’un système monétaire national échoue, que l’épargne devient de la papier toilette, les ménages ordinaires font face à un effondrement total du pouvoir d’achat. Dans ce contexte, tout actif capable de préserver sa valeur devient une bouée de sauvetage.
La grande migration prouvée par les données on-chain
Les données de la société d’intelligence blockchain Chainalysis illustrent plus concrètement l’ampleur de cette migration. Du 28 décembre 2025 au 8 janvier 2026, les comportements liés à l’iran sur la blockchain ont connu des changements significatifs. En particulier, après la coupure massive d’Internet en Iran début janvier, le nombre de Bitcoin entrant quotidiennement dans les portefeuilles personnels a fortement augmenté.
Que signifie cela ? Les citoyens ne se contentent pas d’acheter du Bitcoin, ils transfèrent surtout du Bitcoin depuis les plateformes d’échange vers leurs propres portefeuilles. Ce comportement traduit une transformation psychologique profonde : passer de la spéculation à la protection d’actifs.
Chainalysis indique que cette tendance est une règle générale à l’échelle mondiale. En temps de guerre, de turbulences économiques ou de régulations strictes, l’augmentation des retraits de Bitcoin accompagne toujours ces situations. Pour la population iranienne, le Bitcoin devient une sorte de “tampon financier”, offrant une liquidité relativement contrôlable dans un environnement restrictif.
La transformation du rôle du Bitcoin
Il est important de noter que le rôle du Bitcoin en Iran évolue. Passant d’un actif spéculatif à un outil de stockage de valeur et une option de couverture économique pour certains citoyens, cette transition reflète la valeur pratique des actifs cryptographiques en pleine crise économique.
Lorsque la monnaie fiat échoue et que le système bancaire devient peu fiable, la décentralisation du Bitcoin n’est plus une simple théorie, mais une nécessité concrète. La population peut contourner le système financier limité, détenir et transférer directement ses actifs.
Cependant, l’économiste Peter Schiff a exprimé une opinion différente. Selon lui, dans le contexte de la crise monétaire iranienne, il serait préférable de privilégier les cryptomonnaies adossées à l’or plutôt que le Bitcoin, arguant que le Bitcoin “n’a aucun support physique”. Bien que cette position ait une certaine logique, elle n’a pas empêché la population iranienne de faire ses choix concrets.
Un contexte plus complexe
L’écosystème cryptographique iranien est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Selon un rapport, la Force Qods iranienne (IRGC) occupe une place importante dans l’écosystème des cryptomonnaies du pays, et d’ici le quatrième trimestre 2025, ses activités on-chain devraient représenter environ 50 % du marché cryptographique iranien.
Cela signifie que le marché des cryptomonnaies en Iran n’est pas seulement un outil de couverture pour la population, mais aussi un canal d’allocation d’actifs pour le gouvernement. La taille de l’écosystème cryptographique iranien a dépassé 7,78 milliards de dollars en 2025, avec une croissance nettement plus rapide que l’année précédente, reflétant à la fois la demande populaire et l’implication officielle.
La géopolitique en toile de fond
Ce qui est encore plus préoccupant, c’est que la situation en Iran continue de se détériorer. Selon des sources, le nombre de morts lors des protestations a dépassé 2000, et les États-Unis déplacent un groupe de porte-avions vers le Moyen-Orient, avec une probabilité estimée de 70-78 % d’une attaque américaine contre l’Iran. Dans ce contexte de montée des tensions géopolitiques, l’attractivité du Bitcoin comme actif refuge ne fera que croître.
En résumé
La grande migration vers le Bitcoin en Iran est en substance un reflet du désespoir économique. Lorsque le rial échoue, que les protestations s’intensifient et que la tension géopolitique monte, le Bitcoin passe du statut d’actif spéculatif à celui d’outil de survie. Les données on-chain le confirment, et l’action des citoyens est plus convaincante que toute campagne de communication.
Ce cas nous rappelle aussi que la véritable valeur des actifs cryptographiques ne se révèle souvent que dans des environnements extrêmes. Pour la population iranienne, le Bitcoin n’est pas un rêve de richesse, mais la dernière option pour se protéger lors d’un effondrement économique. Si la situation géopolitique continue de s’aggraver, cette demande de refuge pourrait encore faire grimper la demande pour le Bitcoin.