La croissance de la dette nationale constitue une menace fondamentale pour l'indépendance de la banque centrale et la flexibilité de sa politique, selon les remarques récentes de l'ancienne présidente de la Réserve fédérale, Janet Yellen. Lors d'une conférence économique organisée par l'American Economic Association, Yellen a exposé les risques de ce que les économistes appellent la « dominance fiscale » — une situation où les niveaux d'endettement obligent les autorités monétaires à privilégier les coûts d'emprunt du gouvernement au détriment de la santé économique globale.
Le piège de la dominance fiscale
Sous la dominance fiscale, la Réserve fédérale doit faire face à une pression croissante pour maintenir les taux d'intérêt artificiellement bas afin d'éviter que la hausse des coûts de service de la dette publique ne devienne insoutenable. Cette dynamique modifie fondamentalement le cadre de décision de la banque centrale, déplaçant l'attention de la maîtrise de l'inflation et des objectifs d'emploi vers la prise en compte des besoins fiscaux. Yellen a averti que les considérations politiques menacent de plus en plus d’éclipser les principes économiques sains dans l'élaboration des politiques.
Trajectoire actuelle vers des contraintes politiques
Les États-Unis approchent progressivement de conditions susceptibles de déclencher ce scénario problématique. Alors que la dette continue de croître plus rapidement que la production économique, les contraintes pesant sur les décideurs monétaires s'intensifient. Yellen a souligné que la marge de manœuvre de la Réserve fédérale — sa capacité à répondre aux conditions économiques réelles plutôt qu'aux exigences fiscales — s’érode de manière progressive.
L'implication est claire : sans adresser la trajectoire de la dette, la banque centrale pourrait se retrouver de plus en plus limitée dans ses actions, incapable de mettre en œuvre des politiques dictées uniquement par la nécessité économique. Cette perte d'autonomie représente l’un des risques institutionnels les plus importants pour la stabilité macroéconomique, selon l’analyse de Yellen.
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Comment la hausse de la dette américaine pourrait remettre en question l'indépendance de la Réserve fédérale : l'avertissement de Janet Yellen
La croissance de la dette nationale constitue une menace fondamentale pour l'indépendance de la banque centrale et la flexibilité de sa politique, selon les remarques récentes de l'ancienne présidente de la Réserve fédérale, Janet Yellen. Lors d'une conférence économique organisée par l'American Economic Association, Yellen a exposé les risques de ce que les économistes appellent la « dominance fiscale » — une situation où les niveaux d'endettement obligent les autorités monétaires à privilégier les coûts d'emprunt du gouvernement au détriment de la santé économique globale.
Le piège de la dominance fiscale
Sous la dominance fiscale, la Réserve fédérale doit faire face à une pression croissante pour maintenir les taux d'intérêt artificiellement bas afin d'éviter que la hausse des coûts de service de la dette publique ne devienne insoutenable. Cette dynamique modifie fondamentalement le cadre de décision de la banque centrale, déplaçant l'attention de la maîtrise de l'inflation et des objectifs d'emploi vers la prise en compte des besoins fiscaux. Yellen a averti que les considérations politiques menacent de plus en plus d’éclipser les principes économiques sains dans l'élaboration des politiques.
Trajectoire actuelle vers des contraintes politiques
Les États-Unis approchent progressivement de conditions susceptibles de déclencher ce scénario problématique. Alors que la dette continue de croître plus rapidement que la production économique, les contraintes pesant sur les décideurs monétaires s'intensifient. Yellen a souligné que la marge de manœuvre de la Réserve fédérale — sa capacité à répondre aux conditions économiques réelles plutôt qu'aux exigences fiscales — s’érode de manière progressive.
L'implication est claire : sans adresser la trajectoire de la dette, la banque centrale pourrait se retrouver de plus en plus limitée dans ses actions, incapable de mettre en œuvre des politiques dictées uniquement par la nécessité économique. Cette perte d'autonomie représente l’un des risques institutionnels les plus importants pour la stabilité macroéconomique, selon l’analyse de Yellen.