## Stratégie d'investissement en dollar-cost averaging sur 5 ans avec Bitcoin : pourquoi le rendement n'est-il que de 3 % ?
Récemment, Peter Schiff, un promoteur de l'or, a suscité beaucoup de réactions dans le monde financier avec ses propos sur les réseaux sociaux. Il a indiqué que la société Strategy, au cours des cinq dernières années, avait accumulé du Bitcoin en utilisant la méthode du dollar-cost averaging, avec un rendement annuel moyen d'à peine 3 %. Ce chiffre est vraiment frappant — une cryptomonnaie considérée comme un actif d'avenir, dont le rendement à long terme est bien inférieur aux attentes.
Vous êtes-vous déjà demandé ? Le prix d'achat moyen du Bitcoin selon le rapport Strategy est de 75 000 $, alors que le Bitcoin a déjà dépassé le niveau de 95,33K $. En apparence, cela semble réaliser un profit de 16 %, mais réparti sur cinq ans, le rendement annuel est presque insignifiant. Que cela signifie-t-il ? Le moment d'entrée et le rythme d'investissement ont profondément influencé le rendement final.
### Pourquoi la stratégie du dollar-cost averaging n'a-t-elle pas permis d'obtenir le rendement attendu ?
Strategy a choisi la méthode du dollar-cost averaging, c'est-à-dire investir une somme fixe à intervalles réguliers, indépendamment de l'évolution du prix. L'avantage initial de cette méthode est de réduire le risque lié au timing, en accumulant de manière disciplinée pour contrebalancer la volatilité. Mais le problème est que — durant ces cinq années où le Bitcoin est passé d’un point bas à un sommet historique puis a corrigé — la stratégie a constamment investi près des sommets.
Pour faire une analogie : si vous dépensez la même somme chaque mois pour acheter des légumes, et que leur prix ne cesse d’augmenter, au final, vous aurez acheté vos légumes au prix le plus élevé. C’est pareil pour le Bitcoin. Après avoir atteint un sommet historique de plus de 90 000 $ en 2024, il a ensuite corrigé. Pourtant, le prix moyen d’achat de Strategy est resté bloqué à 75 000 $, ce qui est déjà une position relativement haute. En d’autres termes, ils ont manqué des opportunités d’entrer à des prix plus bas, tout en achetant beaucoup à des prix élevés.
### Comment les autres actifs ont-ils performé durant la même période ?
Peter Schiff a utilisé le Bitcoin comme point de comparaison, insinuant qu’investir cet argent ailleurs serait plus rentable. En réalité, la performance de différents actifs au cours des cinq dernières années a varié considérablement :
**L’or** a constamment progressé, en tant qu’actif de refuge traditionnel, avec une valorisation stable ; **le S&P 500** a connu une croissance composée, malgré des fluctuations intermédiaires, avec une tendance haussière à long terme ; **l’immobilier** a montré une segmentation claire, selon la localisation et le type d’industrie ; **les obligations d’État** offrent des rendements prévisibles, mais leur attractivité dépend du cycle des taux d’intérêt.
Le problème, c’est que la comparaison directe doit prendre en compte un préalable : le moment d’entrée et la tolérance au risque. Si vous aviez investi en une seule fois dans l’or ou des actions il y a cinq ans, le profil de rendement aurait été totalement différent. Le rendement d’un investissement ne doit jamais se limiter à un pourcentage, mais aussi à savoir si vous êtes entré en marché en phase haussière ou baissière.
### La volatilité du Bitcoin, une épée à double tranchant
La forte volatilité du Bitcoin a toujours été sa caractéristique. Dans ce contexte, l’impact du timing d’entrée est amplifié à l’extrême. Si Strategy avait commencé à acheter du Bitcoin à 20 000 $, le rendement aurait été tout autre aujourd’hui. Inversement, si vous aviez misé tout en haut du marché en une seule fois, vous auriez pu vous retrouver piégé dans une position de perte.
Cela explique aussi pourquoi de nombreux investisseurs conservateurs préfèrent des actifs moins volatils — même si le rendement est moindre, ils peuvent mieux supporter la fluctuation. La stratégie du dollar-cost averaging a justement cet avantage, mais son coût est que, lors des marchés haussiers, le rendement est dilué.
### Perspective à long terme : cinq ans, c’est suffisant ?
Il y a un angle souvent négligé — cinq ans, est-ce vraiment une période longue pour investir ? En réalité, ce n’est pas le cas. De nombreux planificateurs financiers professionnels recommandent, pour des actifs très volatils comme le Bitcoin, d’étendre l’évaluation à au moins sept ou dix ans. La performance à court terme ne reflète souvent pas le potentiel à long terme.
Depuis la naissance du Bitcoin, ceux qui ont fait preuve de patience ont généralement obtenu des rendements bien supérieurs à la moyenne du marché. Mais cette logique ne s’applique pas forcément à Strategy, car leur prix d’entrée n’était pas suffisamment bas.
### La performance d’investissement et les choix derrière
Ce débat sur le rendement d’investissement reflète fondamentalement une divergence de philosophie d’investissement. Peter Schiff représente la vision sceptique du secteur financier traditionnel, tandis que les partisans du Bitcoin mettent en avant la décentralisation, la résistance à la censure, la rareté à long terme, et d’autres valeurs qui transcendent le simple prix.
En tant qu’investisseur, vous devez vous poser plusieurs questions : accordez-vous de l’importance au pourcentage de rendement à court terme, ou croyez-vous au potentiel de Bitcoin comme réserve de valeur à long terme ? Quel est votre seuil de tolérance à la volatilité ? Quelle est votre horizon d’investissement ? Quelle stratégie d’allocation d’actifs adoptez-vous ?
### Autres coûts à prendre en compte
N’oubliez pas que le calcul du rendement d’investissement cache aussi de nombreux coûts implicites : frais de stockage, commissions de transaction, fiscalité, risques de sécurité, etc. Ces facteurs, une fois cumulés, peuvent réduire encore davantage le rendement net final. Une décision d’investissement complète doit intégrer tous ces éléments.
### Conclusion
Le rendement annuel moyen de 3 % de Strategy est effectivement faible, mais ce n’est pas un problème du Bitcoin lui-même, mais plutôt de la stratégie d’entrée et du timing. La méthode du dollar-cost averaging est bonne en soi, mais le résultat dépend de l’évolution du marché.
Pour la majorité des investisseurs, l’essentiel n’est pas de suivre aveuglément la tendance ou de rejeter totalement un actif, mais de faire des choix rationnels en fonction de leur tolérance au risque, de leur horizon d’investissement et de leurs objectifs financiers. Le Bitcoin peut faire partie d’un portefeuille, mais ne doit jamais en constituer la totalité — tout comme aucun actif unique ne devrait en représenter la majorité.
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## Stratégie d'investissement en dollar-cost averaging sur 5 ans avec Bitcoin : pourquoi le rendement n'est-il que de 3 % ?
Récemment, Peter Schiff, un promoteur de l'or, a suscité beaucoup de réactions dans le monde financier avec ses propos sur les réseaux sociaux. Il a indiqué que la société Strategy, au cours des cinq dernières années, avait accumulé du Bitcoin en utilisant la méthode du dollar-cost averaging, avec un rendement annuel moyen d'à peine 3 %. Ce chiffre est vraiment frappant — une cryptomonnaie considérée comme un actif d'avenir, dont le rendement à long terme est bien inférieur aux attentes.
Vous êtes-vous déjà demandé ? Le prix d'achat moyen du Bitcoin selon le rapport Strategy est de 75 000 $, alors que le Bitcoin a déjà dépassé le niveau de 95,33K $. En apparence, cela semble réaliser un profit de 16 %, mais réparti sur cinq ans, le rendement annuel est presque insignifiant. Que cela signifie-t-il ? Le moment d'entrée et le rythme d'investissement ont profondément influencé le rendement final.
### Pourquoi la stratégie du dollar-cost averaging n'a-t-elle pas permis d'obtenir le rendement attendu ?
Strategy a choisi la méthode du dollar-cost averaging, c'est-à-dire investir une somme fixe à intervalles réguliers, indépendamment de l'évolution du prix. L'avantage initial de cette méthode est de réduire le risque lié au timing, en accumulant de manière disciplinée pour contrebalancer la volatilité. Mais le problème est que — durant ces cinq années où le Bitcoin est passé d’un point bas à un sommet historique puis a corrigé — la stratégie a constamment investi près des sommets.
Pour faire une analogie : si vous dépensez la même somme chaque mois pour acheter des légumes, et que leur prix ne cesse d’augmenter, au final, vous aurez acheté vos légumes au prix le plus élevé. C’est pareil pour le Bitcoin. Après avoir atteint un sommet historique de plus de 90 000 $ en 2024, il a ensuite corrigé. Pourtant, le prix moyen d’achat de Strategy est resté bloqué à 75 000 $, ce qui est déjà une position relativement haute. En d’autres termes, ils ont manqué des opportunités d’entrer à des prix plus bas, tout en achetant beaucoup à des prix élevés.
### Comment les autres actifs ont-ils performé durant la même période ?
Peter Schiff a utilisé le Bitcoin comme point de comparaison, insinuant qu’investir cet argent ailleurs serait plus rentable. En réalité, la performance de différents actifs au cours des cinq dernières années a varié considérablement :
**L’or** a constamment progressé, en tant qu’actif de refuge traditionnel, avec une valorisation stable ; **le S&P 500** a connu une croissance composée, malgré des fluctuations intermédiaires, avec une tendance haussière à long terme ; **l’immobilier** a montré une segmentation claire, selon la localisation et le type d’industrie ; **les obligations d’État** offrent des rendements prévisibles, mais leur attractivité dépend du cycle des taux d’intérêt.
Le problème, c’est que la comparaison directe doit prendre en compte un préalable : le moment d’entrée et la tolérance au risque. Si vous aviez investi en une seule fois dans l’or ou des actions il y a cinq ans, le profil de rendement aurait été totalement différent. Le rendement d’un investissement ne doit jamais se limiter à un pourcentage, mais aussi à savoir si vous êtes entré en marché en phase haussière ou baissière.
### La volatilité du Bitcoin, une épée à double tranchant
La forte volatilité du Bitcoin a toujours été sa caractéristique. Dans ce contexte, l’impact du timing d’entrée est amplifié à l’extrême. Si Strategy avait commencé à acheter du Bitcoin à 20 000 $, le rendement aurait été tout autre aujourd’hui. Inversement, si vous aviez misé tout en haut du marché en une seule fois, vous auriez pu vous retrouver piégé dans une position de perte.
Cela explique aussi pourquoi de nombreux investisseurs conservateurs préfèrent des actifs moins volatils — même si le rendement est moindre, ils peuvent mieux supporter la fluctuation. La stratégie du dollar-cost averaging a justement cet avantage, mais son coût est que, lors des marchés haussiers, le rendement est dilué.
### Perspective à long terme : cinq ans, c’est suffisant ?
Il y a un angle souvent négligé — cinq ans, est-ce vraiment une période longue pour investir ? En réalité, ce n’est pas le cas. De nombreux planificateurs financiers professionnels recommandent, pour des actifs très volatils comme le Bitcoin, d’étendre l’évaluation à au moins sept ou dix ans. La performance à court terme ne reflète souvent pas le potentiel à long terme.
Depuis la naissance du Bitcoin, ceux qui ont fait preuve de patience ont généralement obtenu des rendements bien supérieurs à la moyenne du marché. Mais cette logique ne s’applique pas forcément à Strategy, car leur prix d’entrée n’était pas suffisamment bas.
### La performance d’investissement et les choix derrière
Ce débat sur le rendement d’investissement reflète fondamentalement une divergence de philosophie d’investissement. Peter Schiff représente la vision sceptique du secteur financier traditionnel, tandis que les partisans du Bitcoin mettent en avant la décentralisation, la résistance à la censure, la rareté à long terme, et d’autres valeurs qui transcendent le simple prix.
En tant qu’investisseur, vous devez vous poser plusieurs questions : accordez-vous de l’importance au pourcentage de rendement à court terme, ou croyez-vous au potentiel de Bitcoin comme réserve de valeur à long terme ? Quel est votre seuil de tolérance à la volatilité ? Quelle est votre horizon d’investissement ? Quelle stratégie d’allocation d’actifs adoptez-vous ?
### Autres coûts à prendre en compte
N’oubliez pas que le calcul du rendement d’investissement cache aussi de nombreux coûts implicites : frais de stockage, commissions de transaction, fiscalité, risques de sécurité, etc. Ces facteurs, une fois cumulés, peuvent réduire encore davantage le rendement net final. Une décision d’investissement complète doit intégrer tous ces éléments.
### Conclusion
Le rendement annuel moyen de 3 % de Strategy est effectivement faible, mais ce n’est pas un problème du Bitcoin lui-même, mais plutôt de la stratégie d’entrée et du timing. La méthode du dollar-cost averaging est bonne en soi, mais le résultat dépend de l’évolution du marché.
Pour la majorité des investisseurs, l’essentiel n’est pas de suivre aveuglément la tendance ou de rejeter totalement un actif, mais de faire des choix rationnels en fonction de leur tolérance au risque, de leur horizon d’investissement et de leurs objectifs financiers. Le Bitcoin peut faire partie d’un portefeuille, mais ne doit jamais en constituer la totalité — tout comme aucun actif unique ne devrait en représenter la majorité.