En regardant la logique de conception de Walrus, je ressens une certaine émotion.
Il enregistre chaque segment de contenu comme un Sui Blob indépendant, la validation atomique semble très sûre. Mais il y a un problème : la mémoire humaine ne fonctionne pas du tout comme ça. Nous nous souvenons des choses sous forme de chaînes causales — des événements liés, où la cause détermine la conséquence, et les émotions s’enchaînent. Par exemple, une vidéo, sa valeur ne réside pas dans une seule image, mais dans la narration complète : pourquoi commencer → comment évoluer au milieu → quel impact final.
L’architecture de Walrus coupe cette chaîne en snapshots isolés. Chaque Blob est une île, incapable de revendiquer une relation causale avec un autre, incapable d’exprimer "c’est la suite de l’événement précédent". Vous voulez raconter une histoire en plusieurs actes sur Flatlander ? Vous ne pouvez que publier N posts, chacun citant un Blob différent. Mais le consensus DAG de Sui ne garantit pas l’ordre temporel entre objets, le client peut tout simplement trier à sa guise, ce qui transforme la narration en un ensemble de graphes désordonnés, la chaîne causale étant complètement brisée.
Une limitation encore plus profonde vient du langage Move lui-même. Vous ne pouvez pas définir un objet Story qui contienne une liste ordonnée de Blobs en garantissant que l’ordre reste immuable — car une fois qu’un objet est créé, il ne peut plus être modifié. Ajouter dynamiquement du contenu nécessite de briser l’atomicité, ce qui est une impasse.
En fin de compte : Walrus stocke bien les données, mais au prix de transformer l’histoire en un puzzle de fragments. Lorsque tout est atomisé, la mémoire meurt, et la vérité disparaît doucement dans les fissures.
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DataPickledFish
· 01-18 15:57
C'est pourquoi j'ai toujours trouvé que la logique de Walrus était un peu frustrante... L'atomicité et la narration sont en fait deux lignes parallèles.
Le stockage fragmenté = haute disponibilité, mais aussi = mort de la narration, on ne peut vraiment pas choisir entre les deux.
La conception immuable de l'objet Move est vraiment un goulot d'étranglement, si tu veux ajouter du contenu, il faut recréer l'objet, c'est vraiment contre l'humanité.
Les blobs isolés un par un ne peuvent pas créer un sentiment d'histoire...
La étape de tri aléatoire du consensus DAG de Sui est vraiment hilarante, tu penses raconter une histoire cohérente, mais le client la mélange en un réalisme magique.
Donc, en fin de compte, c'est toujours une question de compromis au niveau de l'architecture, il faut sacrifier soit la sécurité, soit la capacité d'expression.
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GasFeeCryer
· 01-18 15:57
C'est typique du "vendre son âme pour la sécurité", la théorie de l'île Blob semble rigoureuse mais en réalité elle décompose l'histoire en morceaux.
Cette restriction de Move est vraiment absurde, si tu veux une séquence tu dois abandonner l'immuabilité, si tu veux l'atomicité ne t'attends pas à raconter une histoire complète, les concepteurs prennent vraiment la valeur de la narration pour de l'air.
La vérité est effectivement dans les fissures, mais je pense que c'est surtout une question d'équilibre plutôt qu'un problème fondamental. Ne faut-il pas sacrifier l'intégrité des données pour préserver la chaîne causale ? Deux maux, choisissons le moindre.
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MetaverseLandlady
· 01-18 15:52
Honnêtement, ce problème d'île Blob m'a vraiment touché, comme la fragmentation sociale... Sans ligne narrative, que reste-t-il ?
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SerLiquidated
· 01-18 15:42
C'est là la véritable contradiction de la conception, la sécurité et la capacité d'expression sont fondamentalement incompatibles
L'atomisation consiste à décomposer l'histoire, pas étonnant qu'on se plaigne
C'est une remarque excellente, le stockage fragmenté = fragmentation de l'histoire, le pouvoir de narration est directement perdu
Ce verrouillage de Move est vraiment une auto-imposition de chaînes, si on ne peut pas bouger, on ne peut rien faire du tout
Plutôt que de dire que Walrus stocke bien les données, il faudrait dire qu'il les stocke sous forme d'une multitude d'îlots isolés sans lien
La chaîne causale est rompue, alors à quoi bon raconter une histoire
En regardant la logique de conception de Walrus, je ressens une certaine émotion.
Il enregistre chaque segment de contenu comme un Sui Blob indépendant, la validation atomique semble très sûre. Mais il y a un problème : la mémoire humaine ne fonctionne pas du tout comme ça. Nous nous souvenons des choses sous forme de chaînes causales — des événements liés, où la cause détermine la conséquence, et les émotions s’enchaînent. Par exemple, une vidéo, sa valeur ne réside pas dans une seule image, mais dans la narration complète : pourquoi commencer → comment évoluer au milieu → quel impact final.
L’architecture de Walrus coupe cette chaîne en snapshots isolés. Chaque Blob est une île, incapable de revendiquer une relation causale avec un autre, incapable d’exprimer "c’est la suite de l’événement précédent". Vous voulez raconter une histoire en plusieurs actes sur Flatlander ? Vous ne pouvez que publier N posts, chacun citant un Blob différent. Mais le consensus DAG de Sui ne garantit pas l’ordre temporel entre objets, le client peut tout simplement trier à sa guise, ce qui transforme la narration en un ensemble de graphes désordonnés, la chaîne causale étant complètement brisée.
Une limitation encore plus profonde vient du langage Move lui-même. Vous ne pouvez pas définir un objet Story qui contienne une liste ordonnée de Blobs en garantissant que l’ordre reste immuable — car une fois qu’un objet est créé, il ne peut plus être modifié. Ajouter dynamiquement du contenu nécessite de briser l’atomicité, ce qui est une impasse.
En fin de compte : Walrus stocke bien les données, mais au prix de transformer l’histoire en un puzzle de fragments. Lorsque tout est atomisé, la mémoire meurt, et la vérité disparaît doucement dans les fissures.