Les tensions géopolitiques et les perturbations de l'approvisionnement continuent de soutenir le marché du pétrole brut Temps

Les marchés du pétrole brut font preuve de résilience cette semaine, avec le WTI de février en progression de +0,71 points (+1,20%) et l’essence RBOB de février en hausse de +0,0136 (+0,76%). La reprise fait suite à la correction de jeudi, alimentée par une confluence de pressions du côté de l’offre et de points chauds géopolitiques qui continuent de soutenir les prix dans le timing du marché du pétrole brut.

La crise en Iran maintient le plancher des prix

L’escalade des troubles en Iran reste le principal facteur haussier pour la valorisation du brut. En tant que quatrième producteur de l’OPEP, générant plus de 3 millions de barils par jour, toute perturbation de la production iranienne menace l’offre mondiale. La montée en puissance militaire des États-Unis dans la région — y compris le déploiement d’un groupe de frappe de porte-avions — a accru l’anxiété du marché malgré une désescalade des menaces d’intervention immédiate. Le personnel de sécurité de la base aérienne d’Al Udeid au Qatar a été conseillé de se déplacer, ce qui indique une tension accrue suite aux frappes iraniennes de représailles de l’année dernière.

Des milliers de personnes descendent dans la rue pour protester contre l’effondrement économique et la crise monétaire, et la possibilité de nouvelles répressions gouvernementales ou d’une action militaire américaine se profile. Cette incertitude géopolitique continue d’agir comme un mécanisme crucial de soutien aux prix dans le cadre temporel du marché du pétrole brut.

La fragmentation de la chaîne d’approvisionnement resserre l’équilibre mondial

Au-delà des tensions au Moyen-Orient, plusieurs chocs d’offre compressent le brut disponible. Des attaques de drones contre des tankers près du terminal du Consortium du pipeline de Caspienne en Russie ont réduit les chargements d’environ 50 %, à environ 900 000 b/j. Des frappes ukrainiennes sur plus de 28 raffineries russes en quatre mois ont paralysé l’infrastructure d’exportation, tandis que de nouvelles sanctions contre des entités russes restreignent davantage la capacité de Moscou à déplacer le pétrole à l’échelle mondiale.

Ces perturbations sont particulièrement significatives alors que l’OPEP+ s’est engagée le 3 janvier à suspendre toute augmentation de la production jusqu’au premier trimestre 2026, maintenant la production à son niveau actuel plutôt que de poursuivre l’augmentation initialement prévue de +137 000 b/j en décembre. Le cartel dispose encore de 1,2 million de b/j de production précédemment réduite en attente de restauration.

La demande en Chine compense les inquiétudes de l’AIE

La demande chinoise de brut continue de se renforcer dans le cycle du marché du pétrole brut. Les importations de décembre se dirigent vers une hausse de 10 % mois après mois, atteignant un niveau sans précédent de 12,2 millions de b/j alors que Pékin reconstruit ses réserves stratégiques. Cette vitalité de la demande fournit un soutien essentiel aux prix à un moment où les prévisions de surplus mondial de brut s’élargissent.

L’AIE a averti d’un surplus record de 3,815 millions de b/j pour 2026, tandis que la production de l’OPEP en décembre a atteint 29,03 millions de b/j (+40 000 b/j m/m). L’EIA a ajusté à la hausse la production américaine de 2026 à 13,59 millions de b/j, ce qui suggère que la production nord-américaine reste robuste malgré une baisse de -3 de la comptabilisation des rigs à 409 unités actives — restant juste au-dessus des plus bas niveaux pluriannuels.

La situation des stocks, entre optimisme et prudence, avant la haute saison

La dynamique des stocks présente un contexte nuancé. Au 9 janvier, les stocks américains de brut se situent à 3,4 % en dessous de la moyenne saisonnière sur cinq ans, ce qui pourrait limiter le risque de baisse des prix. Les stocks d’essence, en revanche, sont supérieurs de 3,4 % aux normes saisonnières, indiquant une offre suffisante de produits raffinés. Les stocks de distillats restent en dessous de la moyenne de -4,1 %, ce qui pourrait donner un levier aux produits énergétiques.

La production américaine de brut a diminué de -0,4 % semaine après semaine, à 13,753 millions de b/j, légèrement en dessous du record de novembre à 13,862 millions de b/j, ce qui indique que la contraction du nombre de rigs commence à limiter la croissance de la production.

La convergence des points chauds géopolitiques, des disruptions structurelles de l’offre et d’une demande chinoise stable suggère que le marché du pétrole brut restera soutenu malgré l’élargissement des prévisions de surplus mondial à l’approche de 2026.

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