## La Reconnaissance de 2,8 milliards de dollars de la NCAA : Comment les athlètes universitaires commencent enfin à être rémunérés



Plus de 400 000 athlètes universitaires sont sur le point de recevoir des chèques issus d’un des règlements les plus transformateurs du droit du sport. L’accord de 2,8 milliards de dollars ne compense pas seulement rétroactivement les joueurs — il marque un changement fondamental dans la façon dont les universités américaines traiteront le talent sportif à l’avenir.

Pour la première fois dans l’histoire de la NCAA, le paiement des athlètes universitaires devient la norme plutôt que l’exception. Ce règlement met fin à des différends de longue date concernant les droits à l’image, au nom et à la ressemblance (NIL) qui remontaient à des années de plaidoyer des athlètes et de défis juridiques. Les affaires se concentraient sur un argument central : les universités généraient d’énormes revenus de diffusion tandis que leurs athlètes ne recevaient que des bourses, créant un système inéquitable qui laissait d’innombrables performeurs sans rémunération équitable.

## Qui reçoit quoi dans le cadre du règlement

La formule de répartition révèle à quel point la fortune des athlètes universitaires va changer radicalement. Trois catégories d’athlètes structurent les paiements :

**Les joueurs de football et de basketball masculin Power Five** peuvent s’attendre à environ 135 000 $ chacun en moyenne. Les performeurs les plus élites — notamment les quarterbacks dans les programmes à gros revenus — pourraient recevoir jusqu’à 1,85 million de dollars individuellement.

**Les joueuses de basketball féminin Power Five** recevront environ 35 000 $ en moyenne, reflétant les disparités historiques dans la génération de revenus médiatiques dans leurs institutions respectives.

**Tous les autres athlètes de Division I**, y compris ceux des sports olympiques et des programmes de moindre envergure, sont éligibles à des distributions plus modestes allant de centaines à plusieurs milliers de dollars. Malgré des montants individuels plus faibles, cette inclusion représente une reconnaissance sans précédent du fait que tous les athlètes universitaires ont apporté une valeur à leurs institutions.

La variation des paiements est directement liée aux revenus de l’établissement. Les athlètes évoluant dans des écoles générant des revenus de diffusion plus élevés reçoivent des chèques plus importants, et dans des sports comme le football, la valeur du poste (basée sur les références salariales de la NFL) détermine l’allocation individuelle. Les performances en basketball — telles que la contribution aux victoires — entrent aussi en ligne de compte dans les calculs pour ce sport.

## Qu’est-ce qui a déclenché ce changement historique

Le paiement des athlètes universitaires reflète une révolution juridique et culturelle qui s’est accélérée en 2021. Cette année-là, des États ont commencé à adopter des lois NIL permettant aux athlètes de monétiser leur marque personnelle via des accords de sponsoring et des ententes collectives financées par des boosters. La NCAA a tenté de limiter ces arrangements, mais la pression juridique s’est intensifiée à travers plusieurs procès antitrust contestant les restrictions de rémunération de l’organisation.

Ce règlement de 2,8 milliards de dollars (communément appelé House v. NCAA, bien qu’il règle trois affaires distinctes) reconnaît que les universités ont illégalement retenu les revenus médiatiques des athlètes pendant des décennies. L’accord couvre tous les athlètes ayant concouru à partir de 2016, créant un fonds de compensation rétroactive massif.

## La plus grande histoire : la réinvention du partage des revenus

Alors que le paiement de 2,8 milliards de dollars couvre les dommages passés, l’élément le plus révolutionnaire du règlement concerne la rémunération future. Dès l’été prochain, les conférences Power Five mettront en place un modèle de partage des revenus permettant aux écoles d’allouer jusqu’à $22 millions par an directement aux athlètes universitaires.

Les directeurs sportifs auront une flexibilité dans la façon dont ils distribuent cet argent, permettant aux écoles de devenir compétitives en offrant des paiements directs aux athlètes plutôt que de dépendre uniquement des accords NIL avec des entités extérieures. Environ 70 établissements pourraient immédiatement appliquer des plafonds de dépenses maximaux, transformant la dynamique de recrutement du jour au lendemain.

Au cours de la prochaine décennie, les athlètes universitaires pourraient accumuler entre 15 et 20 milliards de dollars grâce à ce nouveau cadre de partage des revenus. Ajoutez à cela les endorsements NIL externes, et la rémunération des athlètes atteint une échelle sans précédent. Comme l’a noté un leader d’une association de joueurs, les accords de sponsoring traditionnels deviennent « la cerise sur le gâteau » plutôt que la principale source de revenus des athlètes.

## La chronologie et les incertitudes juridiques subsistent

Les athlètes individuels ne connaîtront leur montant précis de règlement qu’au plus tôt en décembre. Les paiements, s’ils sont approuvés, seraient répartis sur une période pouvant aller jusqu’à 10 ans plutôt que sous forme de sommes forfaitaires.

Une audience finale d’approbation est prévue pour avril, mais ce n’est pas la fin du processus. Des défis juridiques sont déjà anticipés, notamment autour des implications du Title IX — la loi fédérale exigeant une égalité d’opportunités sportives entre les sexes — et certains soutiennent que les formules actuelles sous-payent les femmes athlètes par rapport aux engagements futurs de partage des revenus.

Les athlètes conservent le droit de se retirer complètement du règlement, préservant leur capacité à poursuivre une action en justice distincte contre la NCAA ou les grandes conférences. Cette flexibilité signifie que certains joueurs pourraient rejeter leur versement s’ils estiment mériter davantage.

## Une nouvelle ère pour le sport universitaire

Le paiement des athlètes universitaires n’est plus une possibilité future — c’est une obligation légale avec un calendrier et un montant en dollars attachés. Bien que les recours et les ajustements se poursuivront jusqu’en 2025 et au-delà, le principe fondamental est désormais établi : les universités ne peuvent pas continuer à profiter indéfiniment du talent des athlètes sans rémunération équitable.

Pour les athlètes qui n’atteindront pas les ligues professionnelles, ces paiements représentent une somme qui peut changer leur vie. Pour ceux destinés à une carrière en NFL ou NBA, la règlementation vient compléter plutôt que remplacer leurs futurs gains. Quoi qu’il en soit, l’ère des athlètes universitaires non rémunérés est officiellement terminée.
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