Les actions françaises ont connu une forte vente lundi alors que la montée des tensions autour de potentielles barrières commerciales et l’escalade des préoccupations géopolitiques ont créé un environnement difficile pour les investisseurs. L’indice de référence CAC 40 a chuté de 127,00 points, soit une baisse de 1,54 %, pour s’établir à 8 131,94, reflétant une pression généralisée sur l’ensemble du marché.
Le choc tarifaire qui entraîne la faiblesse du marché
L’annonce de l’administration Trump d’une future taxe de 10 % sur plusieurs pays de l’UE a intensifié l’anxiété du marché, ces mesures portant les droits de douane américains globaux à 25 %. Cette posture politique agressive a déclenché des discussions immédiates sur des représailles au sein de l’UE, qui envisageait apparemment des tarifs douaniers retaliatoires sur environ 93 milliards d’euros de biens américains ou potentiellement la restriction d’accès pour les entreprises américaines au marché de l’UE. De telles perturbations commerciales généralisées ont créé une incertitude importante pour les multinationales fortement exposées au commerce transatlantique.
Turbulences au sein de la direction et incertitude politique
Ajoutant à la volatilité, la France navigue dans des complexités politiques autour de son cadre budgétaire. Le Premier ministre Sébastien Lecomu a fait des concessions stratégiques pour obtenir le soutien du parti socialiste, rapprochant ainsi le pays d’un accord fiscal. Parallèlement, le président américain Donald Trump a renforcé ses ambitions d’acquérir le Groenland, évoquant les préoccupations de longue date de l’OTAN concernant les menaces russes sur le territoire et critiquant l’inaction perçue du Danemark. « Maintenant c’est le moment, et cela sera fait !!! » a déclaré Trump sur sa plateforme Truth Social, amplifiant encore l’incertitude géopolitique à l’approche de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos.
La carnage sectoriel raconte l’histoire
La vente a été généralisée et indifférenciée parmi les principaux acteurs du marché. STMicroElectronics s’est avéré être la principale victime, chutant de 4,3 %. Les géants du luxe comme LVMH et Hermès International ont reculé respectivement d’environ 4 % et 3,1 %, reflétant des inquiétudes quant à la sensibilité de la demande face à d’éventuelles frictions commerciales. Parmi les autres déclinants notables figuraient Kering, Dassault Systèmes, Renault, Capgemini, Saint-Gobain, Pernod Ricard et Schneider Electric, qui ont tous perdu entre 2 % et 2,7 %. La pression supplémentaire se faisait également sentir sur Legrand, Michelin, Stellantis, BNP Paribas, Sanofi, TotalEnergies, AXA, Unibail-Rodamco et EssilorLuxottica.
Des poches de résilience émergent
Tous les segments ne se sont pas laissé emporter par la tendance baissière. Thales a contrecarré la tendance en augmentant de plus de 3 % après avoir réaffirmé ses prévisions de bénéfices solides pour 2025. Orange a progressé de 2,3 %, tandis qu’Euronext, Safran et Carrefour ont enregistré des gains plus modestes allant de 0,4 % à 0,8 %, suggérant que l’appétit des investisseurs pour une position défensive restait intact malgré le contexte difficile.
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Comment les tensions géopolitiques et les tarifs commerciaux généralisés redéfinissent les marchés européens
Les actions françaises ont connu une forte vente lundi alors que la montée des tensions autour de potentielles barrières commerciales et l’escalade des préoccupations géopolitiques ont créé un environnement difficile pour les investisseurs. L’indice de référence CAC 40 a chuté de 127,00 points, soit une baisse de 1,54 %, pour s’établir à 8 131,94, reflétant une pression généralisée sur l’ensemble du marché.
Le choc tarifaire qui entraîne la faiblesse du marché
L’annonce de l’administration Trump d’une future taxe de 10 % sur plusieurs pays de l’UE a intensifié l’anxiété du marché, ces mesures portant les droits de douane américains globaux à 25 %. Cette posture politique agressive a déclenché des discussions immédiates sur des représailles au sein de l’UE, qui envisageait apparemment des tarifs douaniers retaliatoires sur environ 93 milliards d’euros de biens américains ou potentiellement la restriction d’accès pour les entreprises américaines au marché de l’UE. De telles perturbations commerciales généralisées ont créé une incertitude importante pour les multinationales fortement exposées au commerce transatlantique.
Turbulences au sein de la direction et incertitude politique
Ajoutant à la volatilité, la France navigue dans des complexités politiques autour de son cadre budgétaire. Le Premier ministre Sébastien Lecomu a fait des concessions stratégiques pour obtenir le soutien du parti socialiste, rapprochant ainsi le pays d’un accord fiscal. Parallèlement, le président américain Donald Trump a renforcé ses ambitions d’acquérir le Groenland, évoquant les préoccupations de longue date de l’OTAN concernant les menaces russes sur le territoire et critiquant l’inaction perçue du Danemark. « Maintenant c’est le moment, et cela sera fait !!! » a déclaré Trump sur sa plateforme Truth Social, amplifiant encore l’incertitude géopolitique à l’approche de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos.
La carnage sectoriel raconte l’histoire
La vente a été généralisée et indifférenciée parmi les principaux acteurs du marché. STMicroElectronics s’est avéré être la principale victime, chutant de 4,3 %. Les géants du luxe comme LVMH et Hermès International ont reculé respectivement d’environ 4 % et 3,1 %, reflétant des inquiétudes quant à la sensibilité de la demande face à d’éventuelles frictions commerciales. Parmi les autres déclinants notables figuraient Kering, Dassault Systèmes, Renault, Capgemini, Saint-Gobain, Pernod Ricard et Schneider Electric, qui ont tous perdu entre 2 % et 2,7 %. La pression supplémentaire se faisait également sentir sur Legrand, Michelin, Stellantis, BNP Paribas, Sanofi, TotalEnergies, AXA, Unibail-Rodamco et EssilorLuxottica.
Des poches de résilience émergent
Tous les segments ne se sont pas laissé emporter par la tendance baissière. Thales a contrecarré la tendance en augmentant de plus de 3 % après avoir réaffirmé ses prévisions de bénéfices solides pour 2025. Orange a progressé de 2,3 %, tandis qu’Euronext, Safran et Carrefour ont enregistré des gains plus modestes allant de 0,4 % à 0,8 %, suggérant que l’appétit des investisseurs pour une position défensive restait intact malgré le contexte difficile.