L'excédent mondial de sucre freine la dynamique du marché alors que le Brésil augmente sa production

Les contrats à terme sur le sucre font face à une pression renouvelée en raison de l’expansion de la production dans les principales nations productrices, avec le Brésil en tête. Le sucre NY NYMEX mars #11 (SBH26) dropped 0.02 points (-0.13%) while London ICE white sugar #5 (SWH26) a enregistré une modeste hausse de 2,00 points (+0,47%), reflétant un sentiment mitigé des traders face à des signaux contradictoires sur l’offre et la demande.

La hausse de la production brésilienne pèse sur les prix

Le principal catalyseur baissier est apparu aujourd’hui lorsque Unica a annoncé que la région Centre-Sud du Brésil avait broyé 40,158 MMT de sucre jusqu’à mi-décembre lors de la saison 2025-26, soit une augmentation de 0,9 % par rapport à l’année précédente. Plus significatif encore, le ratio de canne dirigée vers la production de sucre est passé à 50,91 % contre 48,19 % la saison précédente, indiquant que les sucreries privilégient la production de sucre plutôt que celle d’éthanol. Ce changement stratégique fait baisser les prix du marché alors que les approvisionnements mondiaux continuent de croître.

Plusieurs prévisionnistes s’accordent sur une tendance haussière de la production pour le Brésil. Conab, l’agence agricole du gouvernement brésilien, a relevé son estimation pour 2025-26 à 45 MMT en novembre, tandis que le Service agricole étranger de l’USDA prévoyait une production record de 44,7 MMT. Cependant, la bonne nouvelle pour le soutien des prix futurs provient de la projection de Safras & Mercado de décembre, qui prévoit une baisse de 3,91 % de la production 2026-27 à 41,8 MMT, suggérant que le cycle actuel de surplus pourrait être temporaire.

La hausse de la production indienne exerce une pression sur les prix mondiaux

L’accélération de la production en Inde constitue un obstacle supplémentaire pour les prix. L’Association des sucreries indiennes a rapporté que la production jusqu’en décembre a augmenté de 25 % en glissement annuel pour atteindre 11,90 MMT, avec une révision à la hausse de la production totale 2025-26 à 31 MMT — une hausse annuelle de 18,8 %. L’organisation a également réduit son estimation de la part d’éthanol à 3,4 MMT contre 5 MMT, ce qui pourrait libérer une capacité d’exportation supplémentaire.

La politique gouvernementale aggrave encore les préoccupations d’offre. Le ministère indien de l’alimentation a approuvé un quota d’exportation de 1,5 MMT pour la saison 2025-26 afin de gérer la surproduction domestique, marquant une inversion par rapport aux contrôles stricts d’exportation mis en place après les pénuries de 2022-23. En tant que deuxième plus grand producteur mondial, la posture exportatrice agressive de l’Inde contrecarre les tentatives de resserrement des marchés mondiaux.

Facteurs structurels concurrents et estimations mondiales

L’Organisation internationale du sucre a prévu un surplus de 1,625 million de MT pour 2025-26, alimenté par une augmentation de la production en Inde, en Thaïlande et au Pakistan. La production mondiale devrait atteindre 181,8 MMT (en hausse de 3,2 % par an), tandis que la consommation ne croît que de 1,4 % pour atteindre 177,921 MMT. La prévision de décembre de l’USDA était encore plus pessimiste, anticipant une production record de 189,318 MMT contre une consommation de 177,921 MMT.

Pourtant, des facteurs contraires empêchent un effondrement complet des prix. Covrig Analytics a relevé son estimation de surplus à 4,7 MMT mais prévoit que le surplus de 2026-27 se contractera fortement à 1,4 MMT, car des prix plus bas découragent les futures plantations. De plus, Citigroup a identifié un intérêt potentiel d’achat lié aux indices, estimant à 1,2 milliard de dollars les flux de rééquilibrage des indices de matières premières vers les contrats à terme sur le sucre cette semaine via les indices BCOM et S&P GSCI.

L’expansion de la Thaïlande et les perspectives du marché

La Thaïlande, troisième plus grand producteur mondial et deuxième plus grand exportateur, devrait augmenter sa production 2025-26 de 5 % pour atteindre 10,5 MMT selon la Thai Sugar Millers Corp. L’USDA prévoit une augmentation plus modeste de 2 % à 10,25 MMT. La croissance combinée de la production thaïlandaise et indienne continue de freiner les tentatives de reprise des prix malgré les attentes d’une dynamique d’offre plus tendue en 2026-27.

Les stocks mondiaux de fin de campagne sont projetés en baisse de 2,9 % en glissement annuel pour atteindre 41,188 MMT, apportant un soutien marginal. Les traders, confrontés à ces courants contraires, doivent composer avec un récit d’abondance à court terme qui contrebalance les perspectives de resserrement à long terme — une dynamique qui a constamment exercé une pression sur les contrats de mars tout en laissant une marge pour des rallies tactiques lors des événements de rééquilibrage des indices.

Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
  • Récompense
  • Commentaire
  • Reposter
  • Partager
Commentaire
0/400
Aucun commentaire
  • Épingler

Trader les cryptos partout et à tout moment
qrCode
Scan pour télécharger Gate app
Communauté
Français (Afrique)
  • 简体中文
  • English
  • Tiếng Việt
  • 繁體中文
  • Español
  • Русский
  • Français (Afrique)
  • Português (Portugal)
  • Bahasa Indonesia
  • 日本語
  • بالعربية
  • Українська
  • Português (Brasil)