Source : CritpoTendencia
Titre original : L’or gagne du terrain face aux obligations du Trésor américain dans les réserves mondiales
Lien original :
Une enquête récente de Ned Davis Research souligne que les réserves internationales d’or ont augmenté de manière accélérée ces derniers mois. Parallèlement, la demande d’obligations du Trésor américain continue de s’affaiblir.
Ce comportement permet de tirer une conclusion de plus en plus évidente : l’or remplace progressivement la dette américaine en tant qu’actif de réserve principal à l’échelle mondiale.
Dans le rapport, cité par CNBC, il est souligné que l’écart entre les réserves mondiales d’or et les détentions d’obligations du Trésor s’est réduit de manière drastique. L’ampleur de cet ajustement est frappante, avec le différentiel passant de 1,23 billion de dollars à 162 milliards de dollars actuels.
Selon le rapport, cette réduction répond à un facteur central : Donald Trump. L’incertitude mondiale générée par la politique du président républicain a érodé la perception des obligations du Trésor comme un refuge fiable. Les partenaires commerciaux des États-Unis recherchent la stabilité dans leurs actifs de réserve, et dans le contexte actuel, ils considèrent que le Trésor ne remplit plus pleinement ce rôle.
Depuis son arrivée à la présidence, Trump a impulsé une politique marquée par des tarifs commerciaux et des menaces de nature géopolitique, ce qui a affaibli la confiance dans la dette américaine. À cela s’ajoutent ses critiques répétées à l’indépendance de la Réserve fédérale, un facteur qui introduit des doutes sur l’objectivité et la prévisibilité de la politique monétaire du pays.
Tout ce contexte a été clé pour que les capitaux internationaux réduisent leur exposition aux obligations du Trésor et renforcent leurs réserves d’or. Cette dynamique se reflète dans la forte appréciation du métal depuis début 2025, lorsqu’il cotait légèrement au-dessus de 2 600 $ l’once, jusqu’aux 4 745 $ actuels.
Les réserves d’or continueront de croître
À la lumière du scénario actuel, tout indique que cette tendance pourrait s’intensifier dans les prochains mois. Huit pays de l’OTAN ont reçu des menaces de sanctions commerciales de la part de Trump après avoir exprimé des objections à son intention d’annexer le Groenland.
Cet épisode a provoqué une hausse des rendements des obligations du Trésor, un mouvement qui, comme d’habitude, se produit en sens inverse des prix.
Parallèlement, le prix de l’or continue de marquer de nouveaux sommets et s’approche de la zone des 4 750 $ l’once. Le résultat immédiat est un affaiblissement accru du dollar face aux principales monnaies des marchés développés. En particulier, l’indice DXY suggère que le billet vert aura du mal à recouvrer la barrière des 100 points à court terme.
Pour ce mardi, l’indice affiche une baisse proche de -0,88 % par rapport à la clôture de lundi, se situant autour de 98,50 points. Ainsi, l’aversion au risque associée aux actifs de dette américaine se propage de manière cohérente dans les portefeuilles mondiaux.
Il convient de mentionner que cette situation pourrait s’aggraver encore davantage en cas de mouvements militaires éventuels. Par exemple, le déplacement d’un groupe de porte-avions américains vers la mer d’Arabie a suscité des craintes d’un conflit potentiel avec l’Iran.
Si cela se concrétise, ce scénario pourrait intensifier l’incertitude et réduire encore plus l’écart entre les réserves internationales d’or et les détentions d’obligations du Trésor.
Une guerre parallèle de faible intensité
La guerre commerciale menée par Washington contre plusieurs de ses partenaires stratégiques n’est pas restée sans réponse. C’est ce que soutient Ray Dalio, qui considère que la riposte se manifeste à travers une guerre parallèle de faible intensité. Il s’agit d’une guerre de capitaux, dans laquelle la migration soutenue vers l’or constitue un signal clair.
Les principaux rivaux — et aussi alliés — des États-Unis réagissent comme ils peuvent, et la diminution de la demande d’obligations américaines apparaît comme un outil de pression significatif. Toutefois, pour l’instant, on n’attend pas une vente massive d’obligations du Trésor à court terme, car un tel scénario serait l’un des moins favorables à la stratégie économique de l’administration Trump.
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L'or gagne du terrain face aux obligations du Trésor américain dans les réserves mondiales
Source : CritpoTendencia Titre original : L’or gagne du terrain face aux obligations du Trésor américain dans les réserves mondiales Lien original : Une enquête récente de Ned Davis Research souligne que les réserves internationales d’or ont augmenté de manière accélérée ces derniers mois. Parallèlement, la demande d’obligations du Trésor américain continue de s’affaiblir.
Ce comportement permet de tirer une conclusion de plus en plus évidente : l’or remplace progressivement la dette américaine en tant qu’actif de réserve principal à l’échelle mondiale.
Dans le rapport, cité par CNBC, il est souligné que l’écart entre les réserves mondiales d’or et les détentions d’obligations du Trésor s’est réduit de manière drastique. L’ampleur de cet ajustement est frappante, avec le différentiel passant de 1,23 billion de dollars à 162 milliards de dollars actuels.
Selon le rapport, cette réduction répond à un facteur central : Donald Trump. L’incertitude mondiale générée par la politique du président républicain a érodé la perception des obligations du Trésor comme un refuge fiable. Les partenaires commerciaux des États-Unis recherchent la stabilité dans leurs actifs de réserve, et dans le contexte actuel, ils considèrent que le Trésor ne remplit plus pleinement ce rôle.
Depuis son arrivée à la présidence, Trump a impulsé une politique marquée par des tarifs commerciaux et des menaces de nature géopolitique, ce qui a affaibli la confiance dans la dette américaine. À cela s’ajoutent ses critiques répétées à l’indépendance de la Réserve fédérale, un facteur qui introduit des doutes sur l’objectivité et la prévisibilité de la politique monétaire du pays.
Tout ce contexte a été clé pour que les capitaux internationaux réduisent leur exposition aux obligations du Trésor et renforcent leurs réserves d’or. Cette dynamique se reflète dans la forte appréciation du métal depuis début 2025, lorsqu’il cotait légèrement au-dessus de 2 600 $ l’once, jusqu’aux 4 745 $ actuels.
Les réserves d’or continueront de croître
À la lumière du scénario actuel, tout indique que cette tendance pourrait s’intensifier dans les prochains mois. Huit pays de l’OTAN ont reçu des menaces de sanctions commerciales de la part de Trump après avoir exprimé des objections à son intention d’annexer le Groenland.
Cet épisode a provoqué une hausse des rendements des obligations du Trésor, un mouvement qui, comme d’habitude, se produit en sens inverse des prix.
Parallèlement, le prix de l’or continue de marquer de nouveaux sommets et s’approche de la zone des 4 750 $ l’once. Le résultat immédiat est un affaiblissement accru du dollar face aux principales monnaies des marchés développés. En particulier, l’indice DXY suggère que le billet vert aura du mal à recouvrer la barrière des 100 points à court terme.
Pour ce mardi, l’indice affiche une baisse proche de -0,88 % par rapport à la clôture de lundi, se situant autour de 98,50 points. Ainsi, l’aversion au risque associée aux actifs de dette américaine se propage de manière cohérente dans les portefeuilles mondiaux.
Il convient de mentionner que cette situation pourrait s’aggraver encore davantage en cas de mouvements militaires éventuels. Par exemple, le déplacement d’un groupe de porte-avions américains vers la mer d’Arabie a suscité des craintes d’un conflit potentiel avec l’Iran.
Si cela se concrétise, ce scénario pourrait intensifier l’incertitude et réduire encore plus l’écart entre les réserves internationales d’or et les détentions d’obligations du Trésor.
Une guerre parallèle de faible intensité
La guerre commerciale menée par Washington contre plusieurs de ses partenaires stratégiques n’est pas restée sans réponse. C’est ce que soutient Ray Dalio, qui considère que la riposte se manifeste à travers une guerre parallèle de faible intensité. Il s’agit d’une guerre de capitaux, dans laquelle la migration soutenue vers l’or constitue un signal clair.
Les principaux rivaux — et aussi alliés — des États-Unis réagissent comme ils peuvent, et la diminution de la demande d’obligations américaines apparaît comme un outil de pression significatif. Toutefois, pour l’instant, on n’attend pas une vente massive d’obligations du Trésor à court terme, car un tel scénario serait l’un des moins favorables à la stratégie économique de l’administration Trump.