MSTR et la question MSCI : ce que le backtesting des actions nous apprend sur l'impact du retrait de l'indice

Lorsque les marchés réagissent à une grande nouvelle, la véritable action se produit souvent avant les gros titres. Un backtesting complet des actions historiquement exclues des principaux indices révèle un schéma contre-intuitif : au moment où les annonces officielles interviennent, le dommage sur les prix des actions est déjà en grande partie fait. Pour MicroStrategy (MSTR), cette insight devient cruciale alors qu’elle navigue dans l’incertitude entourant son statut dans l’indice MSCI. Notre analyse de backtesting suggère que même si MSCI retire MSTR de ses composants, l’impact négatif pourrait être bien moins sévère que ce que l’on craint généralement.

Pourquoi l’indice MSCI est important : des trillions en actions passives en jeu

Pour comprendre l’enjeu, il faut saisir à quel point le capital suit les indices MSCI. Ce n’est pas simplement un système de classement — c’est la référence qui guide l’allocation de trillions de dollars à l’échelle mondiale.

Considérons la mécanique : à l’échelle mondiale, il y a des trillions de dollars dans des ETF (comme ceux d’iShares et Vanguard) et des fonds indiciels qui suivent mécaniquement l’indice MSCI US. Lorsqu’un retrait est annoncé par MSCI, ces fonds passifs doivent vendre. À la date effective — généralement la clôture de la séance à la fin du mois — ils doivent liquider leurs positions sans condition, indépendamment des conditions de marché ou des niveaux de prix. Il n’y a pas de discrétion, pas de négociation. La vente a lieu.

Mais la pression ne se limite pas aux fonds passifs. De nombreux fonds gérés activement opèrent selon des règles strictes de gouvernance qui limitent leur détention aux actions présentes dans les principaux indices. Ces fonds deviennent aussi des vendeurs forcés, amplifiant la crise de liquidité. Lorsque capital passif et actif se dirigent simultanément vers la sortie, les actions subissent un double coup : baisse des prix et disparition de la liquidité, ce qui tend à faire baisser les multiples de valorisation dans l’ensemble.

La surprise du backtesting : quand les actions chutent-elles réellement ?

C’est ici que les données racontent une histoire inattendue. Un récent backtesting des actions exclues lors de l’ajustement de novembre par MSCI fournit une chronologie claire du mouvement des prix. Dans cette période, des entreprises comme Whirlpool, Sensata et ZoomInfo ont été retirées.

Trois phases distinctes émergent du backtesting des actions historiques :

Phase 1 : La panique anticipée (100 jours avant l’annonce) Les investisseurs intelligents agissent en premier. Lorsque des fondamentaux en dégradation et une capitalisation boursière en baisse signalent qu’un retrait est probable, les investisseurs informés commencent à se positionner en conséquence. Les données de backtesting montrent que les actions destinées à être retirées ont en moyenne chuté de -24,5% durant cette période de 100 jours. Le marché anticipe l’événement négatif via des signaux techniques dégradés et une pression de vente croissante.

Phase 2 : L’effet de l’annonce (de l’annonce à la date effective) C’est là que l’intuition échoue pour la majorité des investisseurs. Lors de l’annonce officielle par MSCI en novembre, les prix des actions sont restés étonnamment stables. La baisse moyenne durant cette période n’était que de -0,7%. Les actions individuelles racontent la même histoire : Whirlpool a en fait rebondi de 2,1% après l’annonce. Pourquoi ? Parce que l’information négative était déjà intégrée dans les prix ; le marché avait déjà voté.

Phase 3 : La reprise post-retour (après la date effective) Peut-être la plus frappante, les actions survendues se sont souvent redressées après la fin de la vente technique. Sensata, par exemple, a enregistré des gains proches de 10% dans la phase post-retrait. La vente forcée a créé une dislocation temporaire que la réversion à la moyenne a finalement corrigée.

Ce que révèle le backtesting des actions : La baisse moyenne avant l’annonce était de -24,5%. La baisse moyenne après l’annonce était de -0,7%. Cette différence de 24x est extrêmement importante pour la façon dont nous devons penser MSTR.

Le propre backtesting de MSTR : une baisse préventive de 51%

En appliquant ce cadre de backtesting à MSTR lui-même, on comprend pourquoi la valorisation actuelle pourrait déjà refléter le risque de retrait de MSCI. En octobre, MSCI a indiqué qu’il envisageait de retirer des actions de type MSTR de ses indices. Que s’est-il passé pour MSTR ? Son prix a chuté de 51% par rapport à ses sommets d’octobre — une baisse bien plus importante que celle que Bitcoin a connue sur la même période.

Ce mouvement de 51% porte la marque de la panique anticipée de la Phase 1, documentée dans notre backtesting. Le marché a anticipé la décision. Si les schémas historiques de backtesting se vérifient, le « plus gros effondrement » de MSTR pourrait déjà être derrière nous, ce qui change fondamentalement le rapport risque/rendement pour les investisseurs suivant l’annonce du 15 janvier.

Nasdaq 100 envoie un signal haussier pour les actions MSTR

Avant de supposer le pire concernant MSCI, considérez un point de donnée crucial : le Nasdaq 100 a récemment décidé de conserver MSTR comme composant.

Bien que MSCI et Nasdaq 100 utilisent des méthodologies de compilation différentes, ils partagent l’ADN central : tous deux mettent l’accent sur la capitalisation boursière et la liquidité comme principaux critères de sélection. Le Nasdaq 100 représente les 100 plus grandes actions technologiques non financières aux États-Unis, avec des standards stricts.

Le fait que MSTR ait franchi ce seuil indique que — sur la base de métriques strictes — l’entreprise n’a pas atteint un niveau de dégradation irréparable. Son volume de trading quotidien moyen et sa capitalisation flottante restent conformes aux standards élites. Cela ne garantit pas que MSCI la conservera (MSCI prend en compte des considérations de classification sectorielle au-delà des simples métriques), mais cela suggère que la position concurrentielle de MSTR reste plus forte que ce que la discussion sur le retrait laisse entendre.

Trois scénarios : ce que le backtesting de stocks similaires suggère

Sur la base des schémas historiques de backtesting, voici comment pourrait se dérouler l’annonce du 15 janvier pour MSTR :

Scénario 1 (le plus probable) : MSCI conserve MSTR Si MSCI annonce le maintien, l’histoire suggère que cela pourrait être un catalyseur majeur. Les investisseurs se repositionneraient, et l’action pourrait connaître une appréciation significative à mesure que l’incertitude sur le retrait s’éloigne. Le backtesting de stocks similaires montre de fortes reprises lorsque les retraits redoutés ne se matérialisent pas.

Scénario 2 (risque gérable) : MSCI retire MSTR Notre analyse de backtesting indique que le risque à la baisse ici est limité. La baisse de 51% déjà enregistrée suggère que le marché a en grande partie intégré le risque de retrait. Les mouvements post-annonce en moyenne ne dépassent pas -0,7%, et certains stocks se redressent. Bien que le retrait crée une pression de vente à court terme, le moteur fondamental de la valeur de MSTR — la tendance de Bitcoin — reste intact.

Scénario 3 : MSCI reporte la décision L’incertitude pourrait créer une volatilité à court terme, mais l’analyse fondamentale reste inchangée.

Le moteur principal reste la tendance de Bitcoin

À travers toute cette analyse, un fait doit être souligné : la trajectoire ultime de MSTR dépend principalement de la direction de Bitcoin, et non du statut d’inclusion dans MSCI. MSTR agit comme un proxy à effet de levier de Bitcoin — lorsque BTC évolue à la hausse, MSTR tend à surperformer. Lorsque BTC se détériore, MSTR fait face à des vents contraires, peu importe le statut dans l’indice.

Conclusion : l’opportunité asymétrique

Que nous disent les backtests des actions ? Que les mauvaises nouvelles sont souvent intégrées dans les marchés bien avant qu’elles ne deviennent officielles. L’événement qui fait peur dans les gros titres se produit en silence, des semaines plus tôt, alors que les investisseurs informés se repositionnent.

Pour les investisseurs de MSTR, cela suggère une configuration asymétrique attrayante :

  • Risque à la baisse : limité, puisque la majeure partie du risque de retrait est déjà intégrée dans la baisse de 51%. Le backtesting montre que les mouvements post-annonce en moyenne ne dépassent pas 1%.
  • Potentiel de hausse : substantiel, si l’annonce du 15 janvier maintient MSTR, en éliminant l’incertitude et en déclenchant une vague de soulagement.

Le débat sur le statut MSCI de MSTR plane comme une épée de Damoclès au-dessus de l’action. La bonne nouvelle ? Le backtesting historique de stocks similaires suggère que le marché a peut-être déjà infligé la majorité des dégâts. L’annonce du 15 janvier pourrait ne pas provoquer le crash redouté par tous — ou elle pourrait déclencher le rallye surprise qui réécrit la narration. Quoi qu’il en soit, les données pointent vers une opportunité à examiner.

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