L’inflation n’est pas seulement un concept économique, c’est aussi un facteur clé qui influence vos rendements d’investissement. Un trader expérimenté a déjà dit que, en comprenant profondément le mécanisme de l’inflation, il avait réalisé des profits de plusieurs millions à chaque cycle de trading. En réalité, les données sur l’inflation influencent directement les décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale, ce qui à son tour affecte les flux de capitaux dans les marchés boursiers et crypto à l’échelle mondiale.
En termes simples, l’inflation est un phénomène de dépréciation de la monnaie : augmentation de la masse monétaire en circulation, hausse des prix des biens, diminution du pouvoir d’achat des gens. En langage courant, c’est comme si notre « argent devenait de plus en plus sans valeur ».
Les trois principales causes de l’inflation
■ Cause 1 : Surabondance de monnaie, impression excessive
Imaginez une île isolée, avec seulement dix pommes en or, et ses habitants détiennent au total 100 yuans en liquide, chaque pomme valant 10 yuans. Soudain, la « banque centrale » de l’île décide d’imprimer 100 yuans supplémentaires. Désormais, chaque habitant détient 200 yuans, mais le nombre de pommes reste inchangé. Que se passe-t-il ? Le prix des pommes double, passant à 20 yuans chacune. C’est un exemple classique d’inflation causée par une surabondance monétaire.
Dans le monde réel, après la crise financière de 2008, la Fed a lancé une injection massive de liquidités, entraînant une prolifération du dollar à l’échelle mondiale. Récemment, pour faire face aux impacts de la pandémie, de nombreux gouvernements ont massivement injecté de la monnaie pour stimuler leur économie, ce qui a finalement déclenché une nouvelle vague d’inflation mondiale.
■ Cause 2 : Pénurie de biens, offre insuffisante
Supposons que la quantité de monnaie ne change pas, mais que l’offre de biens diminue. Que se passe-t-il ? Les prix continuent d’augmenter. Après le conflit russo-ukrainien de 2022, la Russie a interrompu ses livraisons de gaz naturel à l’Europe, ce qui a fait grimper brutalement les coûts de chauffage. De plus, pendant la pandémie, les chaînes d’approvisionnement mondiales ont été perturbées, rendant le transport de marchandises difficile, ce qui a accru la rareté des biens et fait monter les prix. L’énergie, la nourriture, les matières premières ont tous vu leurs prix s’envoler, ce qui a directement pesé sur le coût de la vie des consommateurs.
■ Cause 3 : Coûts de production en hausse, transfert aux prix
Lorsque les entreprises augmentent les salaires de leurs employés, leurs coûts opérationnels augmentent. Pour maintenir leur marge, elles sont contraintes d’augmenter le prix de leurs produits et services, transférant ainsi la charge aux consommateurs. La hausse des salaires devient alors un catalyseur de l’inflation.
De même, si le prix des matières premières — puces, pétrole, céréales — augmente, ces coûts se répercutent à chaque étape de la production, finissant par faire grimper les prix à la consommation.
La classification de l’inflation
Selon la gravité, l’inflation peut être divisée en trois niveaux :
Inflation modérée (benigne)
C’est l’état idéal, généralement maintenu entre 2% et 3% par an, relativement stable et contrôlable. La majorité des économistes pensent qu’une inflation modérée peut agir comme un lubrifiant pour stimuler la croissance économique. Une légère hausse des prix encourage les entreprises à investir, à produire davantage, à embaucher, et à faire circuler l’économie. Tant que le taux d’inflation reste entre 1% et 2%, voire 5% au maximum, l’impact sur la société est limité.
Inflation rapide (dangereuse)
Ce type d’inflation dépasse largement le niveau modéré, atteignant souvent deux chiffres ou plus, caractérisée par une croissance rapide, instable, et une aggravation accélérée. La confiance dans la monnaie commence à s’éroder, et l’économie et la société risquent de subir des turbulences importantes. De nombreuses crises économiques historiques ont débuté à ce stade, ce qui en fait un signal d’alarme très sérieux.
Hyperinflation (mortelle)
C’est la situation la plus extrême, avec un taux d’inflation souvent supérieur à 1000%. La monnaie se déprécie rapidement en peu de temps, le système financier s’effondre, et l’ordre économique normal est détruit. Les cas d’hyperinflation réelle sont rares dans l’histoire, généralement liés à des guerres ou des bouleversements sociaux majeurs.
Trois exemples historiques d’hyperinflation
1923 Allemagne : effondrement du mark
Juste après la Première Guerre mondiale, l’Allemagne a sombré dans une crise économique et des dettes de guerre. En un mois, les prix ont augmenté de 2500%. La dépréciation du mark a été si rapide que la valeur d’un mark d’avant-guerre ne représentait plus qu’un milliardième de sa valeur initiale. Au pire, les usines devaient payer deux fois par jour, car l’après-midi, le salaire des ouvriers était déjà devenu insignifiant. Le prix d’un pain pouvait passer d’une maison le matin à une valeur incalculable le soir.
1946 Hongrie : dévaluation sans précédent
Après la Seconde Guerre mondiale, l’économie hongroise s’est effondrée. La dévaluation de la monnaie a été si extrême qu’un forint valait seulement 10^55e de sa valeur d’avant-guerre (soit 8 puissance 28 multiplié par 10 puissance 27). Ce chiffre est si énorme qu’il dépasse toute description textuelle, illustrant la chute totale du système économique.
1937-1949 Chine : la fin du dollar de la République
Entre 1937 et 1949, la quantité de dollars chinois en circulation a été multipliée par 1445 milliards, tandis que l’indice des prix a augmenté de 36 807 milliards de fois. En février 1948, le prix d’un sac de riz était de 3 millions de dollars ; en juin, il atteignait 10 millions, soit plus de trois fois plus. Les prix montaient à une vitesse effrayante. Pour faire face à la pénurie de liquidités, on payait les salaires et vendait les marchandises en liasses de billets.
Quatre types d’inflation selon leur cause
Inflation cachée
Ce type d’inflation est invisible. La pression inflationniste et la menace de hausse des prix existent, mais en raison de contrôles stricts des prix par le gouvernement, l’inflation ne se manifeste pas encore. Si ces contrôles sont levés, la demande cachée se libérera rapidement, provoquant une explosion des prix.
Inflation par la demande
Lorsque la demande globale augmente, les prix moyens des biens montent. Par exemple, avant les vacances, les prix des billets d’avion et de train sont souvent bien plus élevés que d’habitude. La demande concentrée en haute saison pousse directement les prix à la hausse.
Inflation par les coûts
Les producteurs augmentent volontairement leurs prix en raison de l’augmentation de leurs coûts. Par exemple, si le prix du poulet augmente, le prix des hamburgers ou sandwiches au poulet grimpe aussi. Si le prix du pétrole monte, cela pèse sur les coûts énergétiques mondiaux. La variation des coûts de production influence directement les prix finaux.
Inflation structurelle
Lorsque la demande globale n’est pas excessive, mais que certains secteurs spécifiques connaissent une demande excessive, leurs prix augmentent. En période d’inflation, la demande, les coûts et la structure jouent souvent ensemble.
En résumé, ces quatre causes d’inflation peuvent être classées comme suit :
Benigne : inflation par demande
À surveiller : inflation cachée, structurelle
Dangereuse : inflation par coûts
Mortelle : inflation hors contrôle extrême
La stratégie de la Fed pour lutter contre l’inflation par la hausse des taux
En 2021, l’inflation aux États-Unis a atteint son plus haut niveau depuis 40 ans, avec un indice des prix à la consommation (CPI) dépassant brièvement 9%. Face à cette hausse incontrôlée des prix, la Fed a été contrainte d’adopter une politique de hausse des taux agressive.
Comment la hausse des taux lutte-t-elle contre l’inflation ?
■ Hausser les taux augmente le coût du crédit : lorsque les taux d’intérêt augmentent, le coût des emprunts pour les entreprises et les particuliers augmente considérablement, ce qui réduit leur volonté d’investir ou de consommer. La demande effective sur le marché diminue, ce qui atténue la pression à la hausse des prix.
■ Réduire la liquidité du marché : des taux élevés attirent l’épargne et les investissements à revenu fixe, ce qui réduit la liquidité en circulation. La demande baisse, ce qui stabilise les prix.
Mais cette politique a un coût. En 2023, la Fed a continué à augmenter agressivement ses taux, ce qui a fait grimper fortement les rendements obligataires. Les banques ont vu la valeur de leurs obligations chuter, notamment la Silicon Valley Bank (SVB), qui détenait beaucoup d’obligations à long terme à faible taux, et a fini par faire faillite. Cela montre qu’un resserrement excessif peut provoquer des risques pour le système financier, avec des faillites bancaires et une récession. Il existe un équilibre subtil entre hausse des taux et contrôle de l’inflation — trop faible, l’inflation ne sera pas maîtrisée ; trop forte, cela peut détruire le système financier.
Les quatre impacts de l’inflation
Pression sur le quotidien, pouvoir d’achat en baisse continue
L’inflation augmente le coût du logement, de la nourriture, des transports, de la santé, etc., mais les salaires n’augmentent pas toujours au même rythme. Le revenu réel des salariés diminue, et leurs économies se dévaluent, rendant la vie plus difficile.
Dévaluation de l’épargne, difficulté à faire fructifier son argent
Beaucoup déposent leur argent à la banque pour la sécurité, mais c’est une stratégie passive. Si l’inflation atteint 5% et que le taux d’intérêt du livret est de 2%, alors en réalité, votre épargne perd 3% de pouvoir d’achat. C’est pour cela que de plus en plus d’investisseurs se tournent vers l’immobilier, les actions ou les métaux précieux pour préserver leur capital.
Crise de stagflation : stagnation économique et inflation
Le scénario le plus redouté est la stagflation — une économie qui stagne ou recule, tout en connaissant une inflation élevée. Les États-Unis des années 1970 ont connu cette situation : croissance faible, chômage élevé, mais prix toujours en hausse. Ce « double mal » cause de graves dégâts sociaux.
Dilemme politique : inflation ou emploi ?
Les banques centrales doivent souvent choisir entre deux options : augmenter les taux pour lutter contre l’inflation, au risque d’accroître le chômage, ou maintenir des taux bas pour préserver l’emploi, au risque d’alimenter l’inflation. Trouver le bon équilibre est un défi constant de la politique macroéconomique.
Les indicateurs d’inflation à surveiller
Indice des prix à la consommation (CPI)
Mesure la variation des prix des biens et services achetés par le consommateur moyen. Une hausse rapide du CPI indique une augmentation du coût de la vie, une érosion du pouvoir d’achat. Pour les investisseurs, un CPI élevé signifie que la valeur de leur cash diminue plus vite, et qu’il faut chercher des moyens de préserver leur patrimoine.
Indice des prix à la production (PPI)
Reflète l’évolution des coûts en amont de la production. Quand le PPI augmente rapidement, ces coûts finiront par se répercuter sur les prix à la consommation, faisant monter le CPI à terme. Surveiller le PPI permet d’anticiper la tendance inflationniste et d’ajuster ses investissements en conséquence.
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Analyse approfondie de l'inflation monétaire : maîtriser la clé d'investissement des cycles économiques
L’inflation n’est pas seulement un concept économique, c’est aussi un facteur clé qui influence vos rendements d’investissement. Un trader expérimenté a déjà dit que, en comprenant profondément le mécanisme de l’inflation, il avait réalisé des profits de plusieurs millions à chaque cycle de trading. En réalité, les données sur l’inflation influencent directement les décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale, ce qui à son tour affecte les flux de capitaux dans les marchés boursiers et crypto à l’échelle mondiale.
En termes simples, l’inflation est un phénomène de dépréciation de la monnaie : augmentation de la masse monétaire en circulation, hausse des prix des biens, diminution du pouvoir d’achat des gens. En langage courant, c’est comme si notre « argent devenait de plus en plus sans valeur ».
Les trois principales causes de l’inflation
■ Cause 1 : Surabondance de monnaie, impression excessive
Imaginez une île isolée, avec seulement dix pommes en or, et ses habitants détiennent au total 100 yuans en liquide, chaque pomme valant 10 yuans. Soudain, la « banque centrale » de l’île décide d’imprimer 100 yuans supplémentaires. Désormais, chaque habitant détient 200 yuans, mais le nombre de pommes reste inchangé. Que se passe-t-il ? Le prix des pommes double, passant à 20 yuans chacune. C’est un exemple classique d’inflation causée par une surabondance monétaire.
Dans le monde réel, après la crise financière de 2008, la Fed a lancé une injection massive de liquidités, entraînant une prolifération du dollar à l’échelle mondiale. Récemment, pour faire face aux impacts de la pandémie, de nombreux gouvernements ont massivement injecté de la monnaie pour stimuler leur économie, ce qui a finalement déclenché une nouvelle vague d’inflation mondiale.
■ Cause 2 : Pénurie de biens, offre insuffisante
Supposons que la quantité de monnaie ne change pas, mais que l’offre de biens diminue. Que se passe-t-il ? Les prix continuent d’augmenter. Après le conflit russo-ukrainien de 2022, la Russie a interrompu ses livraisons de gaz naturel à l’Europe, ce qui a fait grimper brutalement les coûts de chauffage. De plus, pendant la pandémie, les chaînes d’approvisionnement mondiales ont été perturbées, rendant le transport de marchandises difficile, ce qui a accru la rareté des biens et fait monter les prix. L’énergie, la nourriture, les matières premières ont tous vu leurs prix s’envoler, ce qui a directement pesé sur le coût de la vie des consommateurs.
■ Cause 3 : Coûts de production en hausse, transfert aux prix
Lorsque les entreprises augmentent les salaires de leurs employés, leurs coûts opérationnels augmentent. Pour maintenir leur marge, elles sont contraintes d’augmenter le prix de leurs produits et services, transférant ainsi la charge aux consommateurs. La hausse des salaires devient alors un catalyseur de l’inflation.
De même, si le prix des matières premières — puces, pétrole, céréales — augmente, ces coûts se répercutent à chaque étape de la production, finissant par faire grimper les prix à la consommation.
La classification de l’inflation
Selon la gravité, l’inflation peut être divisée en trois niveaux :
Inflation modérée (benigne)
C’est l’état idéal, généralement maintenu entre 2% et 3% par an, relativement stable et contrôlable. La majorité des économistes pensent qu’une inflation modérée peut agir comme un lubrifiant pour stimuler la croissance économique. Une légère hausse des prix encourage les entreprises à investir, à produire davantage, à embaucher, et à faire circuler l’économie. Tant que le taux d’inflation reste entre 1% et 2%, voire 5% au maximum, l’impact sur la société est limité.
Inflation rapide (dangereuse)
Ce type d’inflation dépasse largement le niveau modéré, atteignant souvent deux chiffres ou plus, caractérisée par une croissance rapide, instable, et une aggravation accélérée. La confiance dans la monnaie commence à s’éroder, et l’économie et la société risquent de subir des turbulences importantes. De nombreuses crises économiques historiques ont débuté à ce stade, ce qui en fait un signal d’alarme très sérieux.
Hyperinflation (mortelle)
C’est la situation la plus extrême, avec un taux d’inflation souvent supérieur à 1000%. La monnaie se déprécie rapidement en peu de temps, le système financier s’effondre, et l’ordre économique normal est détruit. Les cas d’hyperinflation réelle sont rares dans l’histoire, généralement liés à des guerres ou des bouleversements sociaux majeurs.
Trois exemples historiques d’hyperinflation
1923 Allemagne : effondrement du mark
Juste après la Première Guerre mondiale, l’Allemagne a sombré dans une crise économique et des dettes de guerre. En un mois, les prix ont augmenté de 2500%. La dépréciation du mark a été si rapide que la valeur d’un mark d’avant-guerre ne représentait plus qu’un milliardième de sa valeur initiale. Au pire, les usines devaient payer deux fois par jour, car l’après-midi, le salaire des ouvriers était déjà devenu insignifiant. Le prix d’un pain pouvait passer d’une maison le matin à une valeur incalculable le soir.
1946 Hongrie : dévaluation sans précédent
Après la Seconde Guerre mondiale, l’économie hongroise s’est effondrée. La dévaluation de la monnaie a été si extrême qu’un forint valait seulement 10^55e de sa valeur d’avant-guerre (soit 8 puissance 28 multiplié par 10 puissance 27). Ce chiffre est si énorme qu’il dépasse toute description textuelle, illustrant la chute totale du système économique.
1937-1949 Chine : la fin du dollar de la République
Entre 1937 et 1949, la quantité de dollars chinois en circulation a été multipliée par 1445 milliards, tandis que l’indice des prix a augmenté de 36 807 milliards de fois. En février 1948, le prix d’un sac de riz était de 3 millions de dollars ; en juin, il atteignait 10 millions, soit plus de trois fois plus. Les prix montaient à une vitesse effrayante. Pour faire face à la pénurie de liquidités, on payait les salaires et vendait les marchandises en liasses de billets.
Quatre types d’inflation selon leur cause
Inflation cachée
Ce type d’inflation est invisible. La pression inflationniste et la menace de hausse des prix existent, mais en raison de contrôles stricts des prix par le gouvernement, l’inflation ne se manifeste pas encore. Si ces contrôles sont levés, la demande cachée se libérera rapidement, provoquant une explosion des prix.
Inflation par la demande
Lorsque la demande globale augmente, les prix moyens des biens montent. Par exemple, avant les vacances, les prix des billets d’avion et de train sont souvent bien plus élevés que d’habitude. La demande concentrée en haute saison pousse directement les prix à la hausse.
Inflation par les coûts
Les producteurs augmentent volontairement leurs prix en raison de l’augmentation de leurs coûts. Par exemple, si le prix du poulet augmente, le prix des hamburgers ou sandwiches au poulet grimpe aussi. Si le prix du pétrole monte, cela pèse sur les coûts énergétiques mondiaux. La variation des coûts de production influence directement les prix finaux.
Inflation structurelle
Lorsque la demande globale n’est pas excessive, mais que certains secteurs spécifiques connaissent une demande excessive, leurs prix augmentent. En période d’inflation, la demande, les coûts et la structure jouent souvent ensemble.
En résumé, ces quatre causes d’inflation peuvent être classées comme suit :
La stratégie de la Fed pour lutter contre l’inflation par la hausse des taux
En 2021, l’inflation aux États-Unis a atteint son plus haut niveau depuis 40 ans, avec un indice des prix à la consommation (CPI) dépassant brièvement 9%. Face à cette hausse incontrôlée des prix, la Fed a été contrainte d’adopter une politique de hausse des taux agressive.
Comment la hausse des taux lutte-t-elle contre l’inflation ?
■ Hausser les taux augmente le coût du crédit : lorsque les taux d’intérêt augmentent, le coût des emprunts pour les entreprises et les particuliers augmente considérablement, ce qui réduit leur volonté d’investir ou de consommer. La demande effective sur le marché diminue, ce qui atténue la pression à la hausse des prix.
■ Réduire la liquidité du marché : des taux élevés attirent l’épargne et les investissements à revenu fixe, ce qui réduit la liquidité en circulation. La demande baisse, ce qui stabilise les prix.
Mais cette politique a un coût. En 2023, la Fed a continué à augmenter agressivement ses taux, ce qui a fait grimper fortement les rendements obligataires. Les banques ont vu la valeur de leurs obligations chuter, notamment la Silicon Valley Bank (SVB), qui détenait beaucoup d’obligations à long terme à faible taux, et a fini par faire faillite. Cela montre qu’un resserrement excessif peut provoquer des risques pour le système financier, avec des faillites bancaires et une récession. Il existe un équilibre subtil entre hausse des taux et contrôle de l’inflation — trop faible, l’inflation ne sera pas maîtrisée ; trop forte, cela peut détruire le système financier.
Les quatre impacts de l’inflation
Pression sur le quotidien, pouvoir d’achat en baisse continue
L’inflation augmente le coût du logement, de la nourriture, des transports, de la santé, etc., mais les salaires n’augmentent pas toujours au même rythme. Le revenu réel des salariés diminue, et leurs économies se dévaluent, rendant la vie plus difficile.
Dévaluation de l’épargne, difficulté à faire fructifier son argent
Beaucoup déposent leur argent à la banque pour la sécurité, mais c’est une stratégie passive. Si l’inflation atteint 5% et que le taux d’intérêt du livret est de 2%, alors en réalité, votre épargne perd 3% de pouvoir d’achat. C’est pour cela que de plus en plus d’investisseurs se tournent vers l’immobilier, les actions ou les métaux précieux pour préserver leur capital.
Crise de stagflation : stagnation économique et inflation
Le scénario le plus redouté est la stagflation — une économie qui stagne ou recule, tout en connaissant une inflation élevée. Les États-Unis des années 1970 ont connu cette situation : croissance faible, chômage élevé, mais prix toujours en hausse. Ce « double mal » cause de graves dégâts sociaux.
Dilemme politique : inflation ou emploi ?
Les banques centrales doivent souvent choisir entre deux options : augmenter les taux pour lutter contre l’inflation, au risque d’accroître le chômage, ou maintenir des taux bas pour préserver l’emploi, au risque d’alimenter l’inflation. Trouver le bon équilibre est un défi constant de la politique macroéconomique.
Les indicateurs d’inflation à surveiller
Indice des prix à la consommation (CPI)
Mesure la variation des prix des biens et services achetés par le consommateur moyen. Une hausse rapide du CPI indique une augmentation du coût de la vie, une érosion du pouvoir d’achat. Pour les investisseurs, un CPI élevé signifie que la valeur de leur cash diminue plus vite, et qu’il faut chercher des moyens de préserver leur patrimoine.
Indice des prix à la production (PPI)
Reflète l’évolution des coûts en amont de la production. Quand le PPI augmente rapidement, ces coûts finiront par se répercuter sur les prix à la consommation, faisant monter le CPI à terme. Surveiller le PPI permet d’anticiper la tendance inflationniste et d’ajuster ses investissements en conséquence.