Pourquoi l'assouplissement quantitatif reste le risque caché de l'inflation : une vérification de la réalité des prévisions économiques de 2026

L’écart entre les prévisions officielles d’inflation et la réalité du marché atteint des niveaux historiques. Alors que les économistes traditionnels continuent d’alerter sur une inflation transitoire, une analyse plus approfondie révèle que ce sont en réalité les politiques d’assouplissement quantitatif (QE) qui posent le véritable défi économique à l’horizon 2026. Des données récentes provenant de trackers alternatifs de l’inflation suggèrent que la situation est bien plus nuancée que ce que montrent les mesures classiques.

Le piège des prévisions d’inflation : QE et erreurs d’évaluation économique

Les économistes ont à plusieurs reprises mal interprété les signaux d’inflation ces cinq dernières années. En juin 2021, Janet Yellen, alors-secrétaire au Trésor, qualifiait déjà l’inflation américaine de « transitoire » alors que l’indice des prix à la consommation (CPI) était déjà élevé à 5 %. Elle répétera cette évaluation dans les mois suivants. Cependant, un stimulus fiscal massif post-COVID, des perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, et un changement radical dans la consommation, passant des services aux biens, ont conduit l’inflation à atteindre 9,1 % — le plus haut niveau aux États-Unis depuis plus de quarante ans.

Après environ deux ans, l’inflation est finalement retombée vers une norme historique d’environ 3 %, mais les dégâts économiques avaient été importants. Yellen a reconnu plus tard son erreur, expliquant que « transitoire » avait été mal compris : « Elle est en baisse. Mais je pense que transitoire signifie pour la plupart des gens quelques semaines ou mois. » Cette erreur de jugement a mis en lumière un point critique : la sous-estimation de la façon dont la politique monétaire et fiscale amplifie les pressions sur les prix.

Au-delà des tarifs douaniers : la véritable histoire de l’inflation liée au QE

Avançons jusqu’au début de 2025, lorsque de nouvelles incertitudes politiques ont émergé. Suite à l’imposition de tarifs réciproques sur des partenaires commerciaux majeurs comme la Chine, l’UE et le Canada, l’économiste Larry Summers a rejoint les discussions en prédisant des risques inflationnistes liés aux tarifs. Il mettait en garde : « Si les tarifs prévus entraient en vigueur, les risques d’inflation pourraient facilement égaler ou dépasser ceux du début des années 2020. »

Mais ces prévisions se sont également révélées prématurées. Le CPI annuel est actuellement à seulement 2,7 %, défiant la thèse selon laquelle les tarifs provoqueraient une inflation durable. Ce que les économistes ont négligé, c’est que les tarifs douaniers entraînent principalement des ajustements de prix ponctuels plutôt qu’une inflation persistante. Par ailleurs, la préoccupation plus large s’est déplacée vers la mécanique du QE : comment ces politiques, tout en stimulant la croissance, peuvent introduire des risques systémiques d’inflation qui prennent du temps à se concrétiser.

Trois moteurs déflationnistes pour 2026

Malgré le sentiment prudent des prévisionnistes économiques, plusieurs facteurs structurels devraient maintenir la pression sur les prix à un niveau modéré :

Dynamique du logement et de l’énergie : Le marché immobilier commence à se refroidir avec la baisse des loyers. Étant donné que le logement représente environ 35 % du calcul du CPI, la diminution des coûts de logement a un impact déflationniste significatif. Par ailleurs, les prix de l’énergie restent contenus grâce à des politiques favorisant la déréglementation et l’indépendance énergétique.

Gains de productivité liés à l’IA : La technologie d’intelligence artificielle réduit les coûts unitaires de main-d’œuvre dans de nombreux secteurs. Les entreprises peuvent produire plus de biens et de services sans augmenter proportionnellement les prix, créant ainsi un effet de désinflation naturel.

Changement de cap politique face au QE : Kevin Warsh, nouveau président de la Fed, a explicitement averti des conséquences inflationnistes du QE. Sa prise de fonction pourrait marquer la fin des politiques d’assouplissement quantitatif expansionnistes qui ont caractérisé les cycles précédents. Il s’agit d’un changement fondamental dans la manière dont la politique monétaire aborde la lutte contre l’inflation.

La vision plus claire de Truflation : les préoccupations liées au QE

Les indicateurs d’inflation gouvernementaux comme le CPI s’appuient sur des données anciennes et accusent donc un retard par rapport à la réalité économique. En revanche, Truflation collecte et analyse des millions de prix en temps réel pour fournir des mesures d’inflation plus précises et actualisées. Les dernières données de Truflation indiquent un CPI à seulement 0,86 %, bien en dessous de la fourchette de 2 à 3 % maintenue ces deux dernières années.

Selon Cathie Wood d’Ark Invest, « Selon Truflation, l’inflation des prix à la consommation a chuté à 0,86 % en glissement annuel, dépassant largement la fourchette de 2 à 3 %. À notre avis, l’inflation pourrait même devenir négative, contrairement aux prévisions de BlackRock et Pimco. » Cette divergence souligne l’importance de continuer à surveiller la politique de QE — le signal de déflation réel suggère qu’un resserrement monétaire pourrait nécessiter un calibrage précis.

Allocation d’actifs stratégique dans un marché conscient du QE

Les couvertures traditionnelles contre l’inflation — telles que les ETF axés sur Bitcoin comme l’iShares Bitcoin ETF (IBIT), les produits liés aux matières premières comme le SPDR Gold Shares ETF (GLD), ou l’exposition aux métaux précieux via l’iShares Silver ETF (SLV) — ont connu de fortes baisses récemment. Ces mouvements traduisent une réévaluation du marché face aux risques inflationnistes dans un contexte de changements de politique de QE et de données disinflationnistes plus solides.

Pour les investisseurs, la leçon essentielle est simple : la crainte d’inflation s’est atténuée, mais la gestion de la politique de QE reste la véritable variable à surveiller. Alors que les autorités monétaires ajustent leur approche de l’assouplissement quantitatif, les stratégies d’allocation doivent s’adapter en conséquence. Le consensus académique continue de prendre du retard par rapport à la réalité du marché, ce qui suggère que ceux qui se concentrent sur les données de prix réelles plutôt que sur les prévisions auront un avantage compétitif à l’approche de 2026.

Les preuves indiquent de plus en plus que les années 2020 seront marquées non pas par une inflation galopante, mais par des erreurs politiques dans sa gestion — et par la nécessité d’un pilotage fin pour dénouer des mesures exceptionnelles de QE sans provoquer de conséquences inattendues.

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