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De rejet par les investisseurs en capital-risque à 1,7 milliard de dollars : comment Gurhan Kiziloz a construit un empire grâce à l'autofinancement
Lorsque les capital-risqueurs ont refusé de financer Gurhan Kiziloz pour sa startup fintech Lanistar, peu auraient prédit ce qui allait suivre. L’entrepreneur turco-britannique a transformé un rejet en opportunité, devenant lui-même son propre capital-risqueur et bâtissant une fortune personnelle de 1,7 milliard de dollars sans jamais accepter d’investissement extérieur. Son parcours offre une contre-narrative convaincante à l’idée que le succès nécessite un soutien en capital-risque.
Le tournant : quand les capital-risqueurs ont dit non
Le refus n’était pas subtil. Gurhan Kiziloz était face à des investisseurs en leur expliquant sa vision, mais il recevait sans cesse des « non ». La plupart invoquaient son passé de faillite — environ cinq échecs précédents — comme le facteur déterminant. Plutôt que de continuer à chercher des capitaux externes, Kiziloz a pris une décision clé : il financerait ses opérations de manière indépendante. Ce n’était pas une résignation, mais une libération. L’indépendance vis-à-vis des attentes des investisseurs et la liberté créative par rapport à la gouvernance sont devenues ses avantages compétitifs.
Le fondateur a compris quelque chose d’essentiel : sa meilleure source de capital serait l’argent généré par ses opérations rentables. Il a donc changé de focus, passant de Lanistar à la construction de Nexus International, la société mère qui deviendrait son moteur de richesse.
Construire la richesse par des opérations rentables
Nexus International est devenue une puissance, générant 400 millions de dollars de revenus en 2024 et atteignant 1,2 milliard en 2025. Cette croissance s’est directement traduite dans le bilan de Gurhan Kiziloz. Sa décision de conserver 100 % de la propriété signifiait que chaque dollar de profit restait sous son contrôle. Aujourd’hui, sa valeur nette personnelle s’élève à 1,7 milliard de dollars — entièrement issue de sa participation propriétaire dans Nexus International et de ses bénéfices accumulés.
L’ampleur de cette croissance démontre la puissance du bootstrap. Contrairement aux entreprises soutenues par des investisseurs en capital-risque qui privilégient la croissance au détriment de la rentabilité, Kiziloz a maintenu une discipline dans ses unités économiques tout en se développant. Il a prouvé que la rentabilité opérationnelle et la croissance des revenus ne sont pas mutuellement exclusives.
Les bénéfices non distribués alimentent la stratégie d’expansion
Nexus International finance toute son expansion par ses flux de trésorerie internes, plutôt que par des financements externes. Kiziloz a engagé 200 millions de dollars dans Spartans.com, une grande plateforme de casino en ligne sous son portefeuille, entièrement tirés de ses bénéfices accumulés. Cette approche d’autofinancement a éliminé la dilution — pas de réunions avec des investisseurs, pas de pressions trimestrielles de performance, pas de compromis sur la vision à long terme.
Spartans.com rivalise désormais avec des opérateurs établis comme bet365 et Stake dans le secteur concurrentiel des jeux en ligne. La plateforme fonctionne avec un capital pur fourni par sa société mère, ce qui permet des décisions stratégiques sans être freiné par des échéances ou des pressions de sortie.
Contrôle total comme avantage stratégique
Gurhan Kiziloz conserve une autonomie opérationnelle totale sur son empire. Sans investisseurs externes, il gère Nexus International, Spartans.com et Megaposta selon ses propres priorités stratégiques. Les approbations du conseil ? inexistantes. Les objections des investisseurs à l’allocation du capital ? aucune. Cette structure, née du rejet du capital-risque, est devenue son atout majeur.
L’entrepreneur négocie désormais en position de force plutôt qu’en situation de détresse. Il a déclaré que Nexus International ne considérerait des capitaux extérieurs que si des offres dépassaient 1 milliard de dollars en liquidités complètes — un revirement spectaculaire par rapport à ses précédentes démarches de levée de fonds pour Lanistar.
Réécrire le manuel de l’entrepreneuriat
Le parcours de Gurhan Kiziloz remet en question l’idée que les startups doivent impérativement rechercher le capital-risque pour se développer. Son message aux entrepreneurs émergents met en avant une voie souvent négligée : la discipline, la patience et l’excellence opérationnelle peuvent générer une richesse durable sans structures de capitaux externes. En restant indépendant grâce à une croissance rentable, il a conservé sa propriété, maintenu son pouvoir de décision, et construit une richesse bien plus importante que ses pairs soutenus par du capital-risque et confrontés à la dilution.
Reste à voir si Kiziloz finira par accepter des investissements extérieurs. Pour l’instant, ses actions suggèrent une préférence continue pour l’indépendance — une philosophie qui a transformé un rejet en la fondation d’une fortune d’un milliard de dollars.