Pourquoi la fabrication d'un trimestre coûte plus cher que sa valeur nominale — Et ce qui est fait à ce sujet

L’économie de la production de pièces de monnaie est devenue de plus en plus difficile pour la Monnaie américaine. Comprendre combien coûte la fabrication d’un quarter révèle une tendance préoccupante : les dépenses liées à la production de la monnaie quotidienne dépassent désormais systématiquement la valeur nominale des pièces. Cette pression financière oblige les décideurs à reconsidérer l’approche fondamentale de la fabrication des pièces aux États-Unis.

La crise des coûts s’étend à toutes les dénominations, bien que la situation soit la plus critique pour les nickels. En 2022, produire un seul nickel coûtait 10,4 cents — plus du double de sa valeur faciale de 5 cents. Cela représentait une augmentation spectaculaire de 40,2 % par rapport à deux ans plus tôt, lorsque le coût de production était de 7,4 cents par nickel. Si les dimes et les quarters conservent un léger avantage en termes de coût par rapport à leur dénomination, les marges se sont considérablement réduites. Le coût de fabrication d’un dime est passé de 3,7 cents en 2020 à 5 cents en 2022, soit une hausse de 34,9 %. De même, la production d’un quarter est passée de 8,6 cents à 11,1 cents — une augmentation de 28,7 % sur la même période, selon le rapport biennal officiel de la Monnaie américaine.

Changement de composition métallique pour réduire les coûts de fabrication

Pour faire face à ces pressions croissantes, la Monnaie américaine a proposé de passer à une formulation métallique modifiée pour les nickels, dimes et quarters. Malgré leur nom, ces pièces n’utilisent pas de compositions métalliques simples depuis des décennies. Actuellement, elles comportent un revêtement en nickel-cuivre appliqué sur un noyau en cuivre. La proposition de la Monnaie consiste à ajuster ce ratio, passant de l’alliage traditionnel 75 % de cuivre et 25 % de nickel à une composition de 80 % de cuivre et 20 % de nickel.

Ce changement apparemment modeste comporte des implications financières importantes. Sur la base des volumes de production de 2022, l’agence estime que cette transition permettrait d’économiser environ 12 millions de dollars par an. Le calendrier opérationnel semble réalisable : sa mise en œuvre pourrait se faire en environ un an si le Congrès accorde l’autorisation nécessaire.

La Monnaie souligne que la perturbation pour les consommateurs serait minimale. Les pièces produites avec la nouvelle composition métallique resteraient entièrement compatibles avec les distributeurs automatiques et systèmes de paiement existants. Au-delà de cette proposition immédiate, des recherches continuent sur d’autres matériaux susceptibles de réduire encore davantage les coûts de production. Fait intéressant, les tests de pièces en acier plaqué cuivre suggèrent que cette option pourrait être plus coûteuse que la composition actuelle, qui a coûté 2,7 cents à produire en 2022.

Efforts du Congrès pour obtenir l’autorisation de réduire les coûts

Une dynamique législative se met en place pour répondre aux défis de fabrication de la Monnaie. Un projet de loi bipartite, réintroduit au Sénat, prévoit un cadre permettant à l’agence d’adopter des compositions métalliques alternatives. La proposition, co-parrainée par la sénatrice Margaret Hassan (D-New Hampshire) et la sénatrice Joni Ernst (R-Iowa), marque un renouveau après qu’une version similaire a échoué malgré une approbation écrasante à la Chambre en décembre 2020.

La sénatrice Ernst a exprimé son indignation face à cette situation absurde, déclarant à CNBC : « Seule Washington pourrait perdre de l’argent en fabriquant de l’argent. » Son sentiment reflète le paradoxe fondamental : que la plus grande économie du monde ait du mal avec l’économie de base de la production de sa propre monnaie. Le projet de loi vise à donner explicitement à la Monnaie l’autorité de moderniser ses méthodes de production en réponse aux fluctuations des coûts des matériaux et aux pressions inflationnistes.

La voie à suivre nécessite une action du Congrès, mais le cas financier semble convaincant. Alors que les coûts des matières premières continuent de fluctuer et que les dépenses de production augmentent, la mise à jour du cadre réglementaire régissant la fabrication des pièces devient de plus en plus urgente pour l’efficacité fiscale.

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