C'est assez fou — G Network, un fournisseur de broadband basé à Londres, vient de tomber en administration après avoir été acquis par FitzWalter Capital une semaine plus tôt. La société dessert 25 000 clients mais aurait accumulé 300 millions de livres de dettes. Ils cherchent maintenant à vendre l'infrastructure fibre et les contrats clients, et des prêteurs majeurs comme NatWest, Investec et Santander se préparent à subir des pertes.



FitzWalter Capital est cette société d'investissement spécialisée dans l'achat d'actifs en difficulté — en gros, un fonds vautour. Elle a été fondée par Ben Brazil, un ancien banquier d'investissement chez Macquarie qui gagnait environ 7,5 millions de livres par an et était l’un des meilleurs rémunérés là-bas. La décision rapide de mettre la société en administration aurait pris de court les employés, qui l’ont appris lors d’une réunion la veille.

Ce qui est intéressant ici, c’est ce que cela signifie pour le secteur plus large des alt-net. G Network avait des plans ambitieux à l’époque — ils voulaient connecter 1,4 million de foyers londoniens avec plus d’un milliard de livres investis. Mais ils n’ont atteint qu’environ 400 000 propriétés avant de s’essouffler. La société a tenté de trouver un acheteur il y a 18 mois via Jefferies et Nomura, mais n’a pas réussi à conclure une affaire à la bonne valorisation.

Cet effondrement de G Network est en quelque sorte un signal d’alarme pour tout le secteur des broadband alternatifs. Ces entreprises ont dépensé des sommes énormes pour construire des réseaux fibre afin de concurrencer BT, mais la hausse des coûts d’emprunt et l’adoption plus lente que prévu par les clients les ont écrasées. Le secteur des alt-net a perdu collectivement 1,5 milliard de livres en 2024. Il y a encore beaucoup de ces startups broadband qui peinent avec une dette lourde, et toutes ne trouveront pas d’acheteurs.

Community Fibre est évoquée comme un potentiel acquéreur des actifs de G Network, bien que des sources internes indiquent que tout intérêt dépendra des conditions et de la faisabilité de l’intégration. La vraie question maintenant est de savoir si d’autres alt-nets seront confrontés à des pressions similaires. Ofcom prépare déjà des plans de contingence pour maintenir les services en cas de défaillance d’autres fournisseurs. Cela pourrait devenir chaotique pour le secteur.
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