Je suis tombé sur quelque chose du président mondial de PwC qui m’a vraiment marqué. Mohamed Kande parlait à Davos de la façon dont le rôle de CEO a fondamentalement changé — et honnêtement, il est fou de voir à quel point tout a évolué même en seulement un an.



Il dit essentiellement que pendant 25 ans, le mode d’emploi était assez simple : développer l’entreprise, gérer les ressources, utiliser la tech pour l’efficacité. C’est tout. Mais cette époque est révolue. Maintenant, les leaders jonglent avec trois choses à la fois — gérer l’activité actuelle, la transformer en temps réel, et construire des modèles entièrement nouveaux pour l’avenir. C’est beaucoup.

Ce qui m’a vraiment interpellé, c’est son point de vue sur la mise en œuvre de l’IA. PwC a sondé plus de 4 400 CEOs dans 95 pays, et les résultats sont assez sobering. Tout le monde court après l’IA maintenant, non ? La question n’est plus de savoir si on doit l’adopter. Mais voici le truc : seulement 10-12 % voient réellement des bénéfices en termes de revenus ou de coûts. Pendant ce temps, 56 % disent ne rien voir du tout. C’est un décalage énorme entre le battage médiatique et la réalité.

L’explication de Kande est intéressante. Il ne blâme pas la technologie elle-même — il dit que les entreprises sautent les principes fondamentaux. Données propres, processus métier solides, gouvernance appropriée. Les entreprises qui réussissent avec l’IA sont celles qui ont d’abord construit une vraie fondation. Ce n’est pas tant d’avoir la meilleure IA, mais d’avoir sa maison en ordre.

Il y a aussi cette contradiction étrange qu’il a soulignée : les CEOs sont généralement optimistes quant à l’économie mondiale, mais seulement 30 % croient vraiment pouvoir faire croître leur propre entreprise. Seulement 3 sur 10 CEOs sont confiants quant à la croissance des revenus l’année prochaine. C’est en baisse par rapport à 38 % l’année dernière et 56 % en 2022. La confiance la plus faible en cinq ans, même si les entreprises investissent massivement dans l’IA et de nouveaux secteurs.

L’autre chose qui ressort — Kande pense que le parcours professionnel traditionnel est en train d’être bouleversé. Si l’IA gère le travail routinier, alors le développement de carrière ne peut plus simplement se limiter à apprendre des tâches. Il s’agit de développer la pensée systémique, de comprendre la vision d’ensemble.

Mais là où il devient optimiste, c’est qu’il ne s’inquiète pas. Il voit des parallèles avec le boom des chemins de fer et la montée d’Internet. Chaque changement majeur paraît effrayant jusqu’à ce qu’il ne le soit plus. Les entreprises qui se diversifient dans de nouvelles sources de revenus voient de meilleures marges et plus de confiance en général. Son message aux leaders est en gros : ne pas craindre le changement. La peur vient souvent d’une incompréhension. C’est pourquoi il continue d’apprendre et de voyager — pour vraiment saisir ce qui se passe.

C’est un bon rappel de la réalité de l’ère de l’IA dans laquelle nous sommes. Tout le monde la met en œuvre, mais la plupart ne font pas d’abord le travail de fond. C’est là qu’est le décalage.
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