Après cet article, vous ne serez plus jamais dupé par les peurs et l'hyperbole concernant le danger des ordinateurs quantiques contre Bitcoin, une explication technique approfondie et complète



Par Eli Nagar - PDG de Braiins Traduction adaptée
11 avril 2026

J'ai écrit cet article parce que je voulais mieux comprendre le sujet moi-même. Puis il s'est transformé en un rapport technique complet sur comment les ordinateurs quantiques peuvent casser Bitcoin, quelles sont les solutions proposées, et comment fonctionne un nouveau schéma appelé QSB qui ne nécessite aucune mise à jour du protocole Bitcoin.

Section 01 : Les bases cryptographiques de Bitcoin :
Avant d’aborder la menace quantique, j’ai réalisé que je devais d’abord comprendre comment Bitcoin fonctionne réellement sous la surface. Bitcoin repose sur plusieurs outils mathématiques pour garder vos satoshis et bitcoins en sécurité. Passons en revue chacun d’eux.
-Clés publiques, clés privées, et adresses :
*Clé privée (PRIVATE KEY) :
Un numéro secret généré aléatoirement. Considérez-le comme le mot de passe de votre portefeuille Bitcoin. C’est un nombre de 256 bits, choisi parmi environ 10⁷⁷ possibilités (plus que le nombre d’atomes dans l’univers observable). Si quelqu’un connaît votre clé privée, il peut voler vos bitcoins.
*Clé publique (PUBLIC KEY) :
Un numéro dérivé mathématiquement de la clé privée à l’aide d’une fonction à sens unique appelée multiplication sur la courbe elliptique (souvenez-vous-en). Vous pouvez partager votre clé publique librement ; personne ne peut la rétro-construire en clé privée — du moins pas avec les ordinateurs d’aujourd’hui. Bitcoin utilise une courbe elliptique spécifique appelée secp256k1.
*Adresse Bitcoin (BITCOIN ADDRESS) :
Une version abrégée et hashée de la clé publique. Lorsqu’on vous envoie des bitcoins, ils sont envoyés à votre adresse. L’essentiel : l’adresse masque la clé publique réelle derrière deux couches de hachage (SHA-256 + RIPEMD-160), ajoutant une couche de protection supplémentaire.
*Comment signer des transactions :
Lorsque vous envoyez des bitcoins, vous créez une transaction et devez prouver que vous en êtes le propriétaire. Vous le faites en produisant une signature numérique à l’aide de l’algorithme ECDSA.

*Algorithme ECDSA (Signature numérique sur la courbe elliptique) : — Un procédé mathématique qui prend votre clé privée et les données de la transaction, et produit une signature. Toute personne peut vérifier cette signature avec votre clé publique, mais personne ne peut la falsifier sans la clé privée. Bitcoin utilise ECDSA avec la courbe spécifique secp256k1.
*Signature numérique : — Une paire de nombres (appelés r et s) qui prouvent mathématiquement : "La personne possédant la clé privée correspondante à cette clé publique autorise cette transaction spécifique." Toute modification de la transaction (même un seul octet) invalide la signature.
*Comment le minage utilise SHA-256
SHA-256 : (Algorithme de hachage sécurisé, 256 bits) — Une fonction de hachage. Un moulin mathématique. Vous entrez n’importe quelle donnée (mot, fichier, livre entier) et elle produit une "empreinte" de taille fixe de 256 bits. La même entrée donne toujours la même sortie, mais même une très petite modification de l’entrée produit une sortie complètement différente. Et surtout : il est impossible de remonter de la sortie à l’entrée.
Les mineurs de Bitcoin décomposent les données du bloc à l’aide de SHA-256, en testant des trillions de variations par seconde pour trouver une qui commence par un certain nombre de zéros. C’est cela la "preuve de travail" Proof of work qui sécurise le réseau. Plus il faut de zéros, plus le problème devient difficile.

-Section 02 : La menace de l’ordinateur quantique :
C’est là que les choses deviennent intéressantes pour moi. Les ordinateurs classiques stockent l’information sous forme de bits (bits). Chaque bit est soit 0, soit 1. Mais les ordinateurs quantiques utilisent des qubits (qubits), qui peuvent exister en "superposition" (superposition) de 0 et 1 simultanément. Cette propriété, combinée à l’enchevêtrement (entanglement) — où les qubits sont liés de façon à ce que l’état de l’un influence instantanément celui de l’autre, peu importe la distance — permet aux ordinateurs quantiques de résoudre certains problèmes mathématiques beaucoup plus rapidement qu’aucun ordinateur classique.
Lorsque vous mesurez un qubit, la superposition s’effondre et vous obtenez soit 0, soit 1. Mais avant la mesure, les algorithmes quantiques peuvent traiter toutes les possibilités en même temps.
Une chose que j’ai rencontrée à plusieurs reprises dans mes recherches : les ordinateurs quantiques ne sont pas "plus rapides" en général. Ce sont des outils spécialisés exploitant la physique quantique pour certains types de problèmes mathématiques. Malheureusement, deux de ces problèmes sont directement liés à Bitcoin.

*Algorithme de Shor : le casseur de clés :
L’algorithme de Shor — découvert par le mathématicien Peter Shor en 1994 — peut résoudre efficacement le problème du logarithme discret et la factorisation d’entiers. Ces deux problèmes mathématiques sont à la base de la majorité des cryptographies modernes, y compris les signatures ECDSA de Bitcoin. Sur un ordinateur classique, ces problèmes prendraient des milliards d’années. Sur un ordinateur quantique suffisamment grand, ils pourraient être résolus en quelques heures.
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