Les marchés du sucre peinent sous le poids d’une offre abondante, alors que les prévisions à court et long terme indiquent un monde saturé en édulcorant. Selon l’analyse des matières premières de Barchart, cette pression due à l’offre se reflète dans plusieurs centres de négociation. Les contrats à terme sur le sucre à NY (SBH26) ont gagné +0,06 points (+0,41%) lundi, tandis que les contrats de sucre à Londres (SWH26) ont diminué de -4,70 points (-1,12%), illustrant les pressions divergentes sur les principaux marchés. La faiblesse du sucre à Londres souligne le sentiment baissier mondial, bien qu’un certain soutien soit venu d’un dollar américain plus faible, ce qui a fait remonter les prix à NY.
Production record des principales nations productrices de sucre inonde les marchés
Le Brésil, l’Inde et la Thaïlande augmentent collectivement leur production à des niveaux sans précédent, saturant l’offre mondiale. La région Centre-Sud du Brésil devrait produire 45 MMT en 2025-26 selon Conab, ce qui représente une hausse par rapport aux prévisions antérieures de 44,5 MMT. Unica a rapporté que le ratio de canne broyée pour le sucre est passé à 50,82% en 2025-26 contre 48,16% en 2024-25, signalant un déplacement vers une production accrue de sucre par rapport à l’éthanol.
La montée en puissance de l’Inde est tout aussi spectaculaire. L’Association des usines de sucre indiennes (ISMA) a relevé son estimation de production pour 2025-26 à 31 MMT, en hausse de +18,8% par rapport à l’année précédente. La production du 1er octobre au 15 janvier a atteint 15,9 MMT, déjà en hausse de +22% par rapport à la même période l’an dernier. De manière cruciale, l’ISMA a réduit son estimation de sucre détourné vers la production d’éthanol en Inde de 5 MMT à 3,4 MMT, libérant ainsi un volume supplémentaire pour l’exportation. Ce changement a d’importantes implications pour les prix mondiaux, car l’Inde est prête à exporter 1,5 MMT dans le cadre du quota d’exportation du gouvernement pour la saison 2025-26 — une décision visant à gérer les excédents domestiques.
La Thai Sugar Millers Corp prévoit une augmentation de +5% en glissement annuel de la production à 10,5 MMT pour 2025-26, maintenant son rôle de deuxième plus grand exportateur mondial aux côtés du troisième plus grand producteur.
Les prévisions de surplus mondiaux pèsent lourdement sur les perspectives de prix
Plusieurs organisations prévoient d’importants surplus mondiaux pour la saison en cours. Covrig Analytics estime un surplus de 4,7 MMT pour 2025-26, en hausse par rapport à 4,1 MMT dans sa prévision d’octobre. L’Organisation internationale du sucre (ISO) prévoit un surplus de 1,625 million de MT en 2025-26, après un déficit de 2,916 millions de MT en 2024-25, en raison d’une augmentation de la production en Inde, en Thaïlande et au Pakistan. L’ISO prévoit une hausse de +3,2% de la production mondiale de sucre par rapport à l’année précédente, atteignant 181,8 millions de MT.
De manière peut-être plus agressive, le trader de sucre Czarnikow a augmenté son estimation du surplus mondial pour 2025-26 à 8,7 MMT en novembre, en hausse de +1,2 MMT par rapport à une projection de septembre de 7,5 MMT. Ces prévisions de surplus croissants indiquent une pression soutenue sur les prix à court terme, bien qu’un certain soulagement puisse apparaître plus tard. Covrig prévoit que le surplus mondial de 2026-27 se réduira à seulement 1,4 MMT, car des prix faibles découragent l’expansion future de la production.
Prévisions USDA : production record et consommation en hausse
Le rapport de décembre du USDA a présenté un scénario de volume record dans toute la chaîne d’approvisionnement. L’agence prévoit une augmentation de +4,6% de la production mondiale de sucre pour 2025-26, atteignant 189,318 MMT, tandis que la consommation humaine mondiale augmente de +1,4% à 177,921 MMT. Malgré cette croissance de la consommation, la production dépasse la demande, ce qui entraîne une baisse des stocks mondiaux de sucre de seulement -2,9% par rapport à l’année précédente, pour atteindre 41,188 MMT.
Le Service des affaires agricoles étrangères (FAS) du USDA prévoit une production au Brésil de 44,7 MMT (+2,3% en glissement annuel), en Inde de 35,25 MMT (+25% en glissement annuel, stimulée par des moussons favorables et une extension des surfaces cultivées), et en Thaïlande de 10,25 MMT (+2% en glissement annuel). Chaque projection renforce l’image d’une offre mondiale abondante qui submerge la demande.
Perspectives du marché : douleur maintenant, soulagement potentiel à l’horizon
La convergence d’une production record sur plusieurs continents, des changements de politique d’exportation en Inde, et plusieurs prévisions de surplus de la part des principales organisations commerciales expliquent pourquoi le sucre à Londres et d’autres contrats à terme restent sous pression. Bien que certains acteurs du marché surveillent la possibilité d’une réduction de la production brésilienne en 2026-27 — Safras & Mercado prévoit une baisse de -3,91% à 41,8 MMT, avec des exportations de sucre en chute de -11% par rapport à l’année précédente — un tel soulagement reste lointain. Pour l’instant, la surabondance structurelle et les prévisions baissières continuent d’éroder les prix sur les principales plateformes de négociation, faisant de cet environnement un marché dominé par l’abondance plutôt que par la rareté.
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L'excédent mondial de sucre fait baisser les prix : une analyse de Barchart sur le sucre de Londres et les pressions du marché
Les marchés du sucre peinent sous le poids d’une offre abondante, alors que les prévisions à court et long terme indiquent un monde saturé en édulcorant. Selon l’analyse des matières premières de Barchart, cette pression due à l’offre se reflète dans plusieurs centres de négociation. Les contrats à terme sur le sucre à NY (SBH26) ont gagné +0,06 points (+0,41%) lundi, tandis que les contrats de sucre à Londres (SWH26) ont diminué de -4,70 points (-1,12%), illustrant les pressions divergentes sur les principaux marchés. La faiblesse du sucre à Londres souligne le sentiment baissier mondial, bien qu’un certain soutien soit venu d’un dollar américain plus faible, ce qui a fait remonter les prix à NY.
Production record des principales nations productrices de sucre inonde les marchés
Le Brésil, l’Inde et la Thaïlande augmentent collectivement leur production à des niveaux sans précédent, saturant l’offre mondiale. La région Centre-Sud du Brésil devrait produire 45 MMT en 2025-26 selon Conab, ce qui représente une hausse par rapport aux prévisions antérieures de 44,5 MMT. Unica a rapporté que le ratio de canne broyée pour le sucre est passé à 50,82% en 2025-26 contre 48,16% en 2024-25, signalant un déplacement vers une production accrue de sucre par rapport à l’éthanol.
La montée en puissance de l’Inde est tout aussi spectaculaire. L’Association des usines de sucre indiennes (ISMA) a relevé son estimation de production pour 2025-26 à 31 MMT, en hausse de +18,8% par rapport à l’année précédente. La production du 1er octobre au 15 janvier a atteint 15,9 MMT, déjà en hausse de +22% par rapport à la même période l’an dernier. De manière cruciale, l’ISMA a réduit son estimation de sucre détourné vers la production d’éthanol en Inde de 5 MMT à 3,4 MMT, libérant ainsi un volume supplémentaire pour l’exportation. Ce changement a d’importantes implications pour les prix mondiaux, car l’Inde est prête à exporter 1,5 MMT dans le cadre du quota d’exportation du gouvernement pour la saison 2025-26 — une décision visant à gérer les excédents domestiques.
La Thai Sugar Millers Corp prévoit une augmentation de +5% en glissement annuel de la production à 10,5 MMT pour 2025-26, maintenant son rôle de deuxième plus grand exportateur mondial aux côtés du troisième plus grand producteur.
Les prévisions de surplus mondiaux pèsent lourdement sur les perspectives de prix
Plusieurs organisations prévoient d’importants surplus mondiaux pour la saison en cours. Covrig Analytics estime un surplus de 4,7 MMT pour 2025-26, en hausse par rapport à 4,1 MMT dans sa prévision d’octobre. L’Organisation internationale du sucre (ISO) prévoit un surplus de 1,625 million de MT en 2025-26, après un déficit de 2,916 millions de MT en 2024-25, en raison d’une augmentation de la production en Inde, en Thaïlande et au Pakistan. L’ISO prévoit une hausse de +3,2% de la production mondiale de sucre par rapport à l’année précédente, atteignant 181,8 millions de MT.
De manière peut-être plus agressive, le trader de sucre Czarnikow a augmenté son estimation du surplus mondial pour 2025-26 à 8,7 MMT en novembre, en hausse de +1,2 MMT par rapport à une projection de septembre de 7,5 MMT. Ces prévisions de surplus croissants indiquent une pression soutenue sur les prix à court terme, bien qu’un certain soulagement puisse apparaître plus tard. Covrig prévoit que le surplus mondial de 2026-27 se réduira à seulement 1,4 MMT, car des prix faibles découragent l’expansion future de la production.
Prévisions USDA : production record et consommation en hausse
Le rapport de décembre du USDA a présenté un scénario de volume record dans toute la chaîne d’approvisionnement. L’agence prévoit une augmentation de +4,6% de la production mondiale de sucre pour 2025-26, atteignant 189,318 MMT, tandis que la consommation humaine mondiale augmente de +1,4% à 177,921 MMT. Malgré cette croissance de la consommation, la production dépasse la demande, ce qui entraîne une baisse des stocks mondiaux de sucre de seulement -2,9% par rapport à l’année précédente, pour atteindre 41,188 MMT.
Le Service des affaires agricoles étrangères (FAS) du USDA prévoit une production au Brésil de 44,7 MMT (+2,3% en glissement annuel), en Inde de 35,25 MMT (+25% en glissement annuel, stimulée par des moussons favorables et une extension des surfaces cultivées), et en Thaïlande de 10,25 MMT (+2% en glissement annuel). Chaque projection renforce l’image d’une offre mondiale abondante qui submerge la demande.
Perspectives du marché : douleur maintenant, soulagement potentiel à l’horizon
La convergence d’une production record sur plusieurs continents, des changements de politique d’exportation en Inde, et plusieurs prévisions de surplus de la part des principales organisations commerciales expliquent pourquoi le sucre à Londres et d’autres contrats à terme restent sous pression. Bien que certains acteurs du marché surveillent la possibilité d’une réduction de la production brésilienne en 2026-27 — Safras & Mercado prévoit une baisse de -3,91% à 41,8 MMT, avec des exportations de sucre en chute de -11% par rapport à l’année précédente — un tel soulagement reste lointain. Pour l’instant, la surabondance structurelle et les prévisions baissières continuent d’éroder les prix sur les principales plateformes de négociation, faisant de cet environnement un marché dominé par l’abondance plutôt que par la rareté.