#USLaunchesNewStrikesOnIranOilRebounds Paix ou Pression ? 🤔
Le brut a rebondi de 3 % en une seule séance — et l’étincelle était indiscutable. Le 28 mai, l’armée américaine a lancé de nouvelles frappes sur des infrastructures militaires iraniennes à Bandar Abbas, quelques heures après que le président Trump a averti qu’il « finirait le travail » si Téhéran ne acceptait pas un accord de paix. La fragile trêve qui a commencé le 8 avril se déforme, et les marchés pétroliers intègrent chaque titre en temps réel.
🔹 L’opération visait une station de contrôle au sol et a intercepté quatre drones d’attaque iraniens à sens unique que le Commandement Central américain a déclaré « représenter une menace autour du détroit de Hormuz ». Les frappes ont suivi une première série lundi qui a détruit deux navires du Corps des Gardiens de la Révolution (IRGC) et frappé un site de missiles surface-air. Centcom a décrit ces deux actions comme « mesurées, purement défensives, et destinées à maintenir la trêve ».
🔹 L’Iran a répliqué en quelques heures. Les Gardiens de la Révolution ont annoncé qu’ils avaient ciblé une base aérienne américaine en représailles, tandis que l’agence de presse Tasnim a averti que toute répétition entraînerait une réponse « plus décisive ». Un responsable américain a confirmé la frappe de l’IRGC, et le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré qu’il « ne laisserait aucune acte d’hostilité sans réponse ».
🔹 Le pétrole a absorbé le choc avec vélocité. Le Brent a grimpé de 3,72 % à 97,80 $ le baril, tandis que le WTI a bondi de 3,73 % à 91,99 $ lors des premières transactions asiatiques jeudi. La reprise a inversé une chute brutale de 5 % de la séance précédente, qui avait été alimentée par l’optimisme autour d’un accord de paix. Daniel Hynes, stratégiste en matières premières chez ANZ, a saisi le moment : « L’offre de pétrole reste contrainte, et les points de friction clés n’ont pas encore été résolus ».
🔹 Les stocks américains de brut ont diminué de 2,8 millions de barils la semaine dernière — la sixième baisse hebdomadaire consécutive — resserrant encore plus le marché physique. Les inventaires mondiaux de pétrole ont diminué de 246 millions de barils en mars et avril seulement, avec des pertes de production cumulées pouvant dépasser 1 milliard de barils d’ici la mi-année si le détroit reste perturbé.
🔹 La voie diplomatique avance même si des frappes fusent dans les deux sens. Trump a déclaré lors d’une réunion du cabinet à la Maison Blanche que l’Iran « négocie à sec » mais a ajouté « nous n’en sommes pas satisfaits ». Le secrétaire d’État Marco Rubio a dit qu’un accord reste à portée de main. Le Pakistan et le Qatar continuent de jouer les médiateurs, et un protocole d’accord en 14 points reste sur la table — mais l’Iran insiste : « rien n’est convenu tant que tout n’est pas convenu ».
Les frappes et contre-frappes font désormais partie du langage de négociation, mais chaque explosion à Bandar Abbas envoie un choc de prix à travers les marchés mondiaux du brut. Le détroit de Hormuz demeure la variable la plus importante dans l’équation énergétique mondiale — et l’écart entre un accord signé et une escalade renouvelée n’a jamais été aussi étroit. Comment vous positionnez-vous alors que le brut oscille violemment entre optimisme de paix et réalité d’un engagement militaire continu ?